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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 10:35

A peine les plaies pansées, à peine les cercueils fermés, que des députés de droite à l’Assemblée Nationale s’empressent de jeter dessus les dernières pelletées de terre afin de pouvoir recommencer le cœur léger leur travail de fossoyeur de la démocratie.

Les bas du front

Certes, le pouvoir en place ne brille pas dans sa façon de tenir ses promesses, mais faut-il que des abrutis s’estimant légitimes parce qu’élus se permettent n’importe quoi, en invectivant publiquement et devant les caméras les Ministres lors de la séance des questions à l’Assemblée.

Qu’auront ressenti les familles des victimes et les blessés encore dans les hôpitaux ? Du dégoût, certainement !

On peut sans doute reprocher beaucoup de choses à Hollande, mais pas sa manière de gérer la situation lors des évènements de la semaine passée ou de ceux du mois de janvier. Son discours devant le Congrès à Versailles a été applaudi par l’ensemble des Parlementaires et certaines des mesures proposées ont repris les suggestions des chefs de partis politiques accueillis à l’Elysée la veille.

Reste la proposition de révision de la constitution pour donner plus de poids à l’état d’urgence : la droite qui cherche par tous les moyens à s’opposer à la majorité actuelle, n’est pas pressée de voter avec elle cette mesure : la stratégie électorale avant tout !

Faire consensus auprès des français, faire mieux que la droite sur le terrain sécuritaire est intolérable pour « les républicains », surtout à 1 mois des élections régionales avec l’épée de Damoclès Front National qui en rajoute en matière sécuritaire.

Le débat, si on peut qualifier ainsi la bataille de chiffonniers à laquelle nous avons assisté a eu cependant quelques mérites, dont celui de mettre en lumière le fossé entre les déclarations de Sarkozy et les mesures prises par lui en tant que Ministre de l’Intérieur ou de Président de la République.

Mise au point

Le procès en sorcellerie fait à Hollande concernant la baisse des effectifs de policiers, de gendarmes ou de militaires est singulièrement mis à mal par le fait que c’est sous la férule de Sarkozy que les effectifs ont le plus baissé.

Cela a d’ailleurs été confirmé par Hortefeux, invité de la matinale de France inter qui a justifié ces coupes sombres par des économies budgétaires nécessaires à l’époque : excuse minable lorsqu’il s’agit de la sécurité nationale. Ces économies sont toujours d’actualité mais Hollande a affirmé que le « pacte de sécurité passait avant le pacte financier » ce qui le qualifie davantage que son prédécesseur pour gérer les évènements.

Cruel rappel, comme celui du fameux terroriste condamné huit fois sans faire de prison, mis en avant par Sarkozy qui oublie de rappeler que c’était lorsqu’il était aux affaires.

Lors de la matinale de France Inter, ces faits ont été rappelé par des auditeurs dont un ancien commissaire de police et un autre qui a ajouté à l’intention de Hortefeux : « Je n’aimerais pas être à vos côtés s’il fallait combattre ». Tout est dit !

C’est la faute du Gouvernement !

Ben oui, l’erreur vient du pouvoir en place qui a maintenu la séance des questions au Gouvernement hier et qui a pris ainsi le risque des débordements d’hier. Rien ne nous sera épargné en matière de justifications foireuses et de petits calculs politiques pour essayer d’atténuer l’image minable de ces excités de droite.

On rajoutera au palmarès de la bêtise une députée « LR » d’Ille et Vilaine qui reproche à Bartolone de maintenir l’examen des textes de lois prévus à l’Assemblée Nationale, dont bien sûr l’examen de la loi santé dont ne veulent pas les médecins : comme c’est bizarre…

En fait, cette députée dont je ne citerai pas le nom, demande expressément au Gouvernement de bloquer le Pays : exactement ce que veulent les terroristes.

Vite des mesures !

Devant tant de conneries entendues et accumulées, certains blessés, sur leur lit d’hôpital se sont sans doute demandé dans quel pays ils s’étaient réveillés après s’être fait tirer dessus. Je ne parle pas de l’état des familles des tués…

Les forces de l’ordre, les militaires et les juges anti terroristes ont sans doute eu également un gros coup de blues devant l’instrumentalisation dont ils font l’objet, mais c’est le pays tout entier qui est ulcéré par l’attitude de ces politicards à la petite semaine.

C’est pourquoi je propose que des mesures d’éloignements de l’Assemblée Nationale soient prises à l’encontre de ces imbéciles qui ont perturbé la séance d’hier à l’Assemblée Nationale, avec assignation à résidence et pose d’un bracelet électronique.

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commentaires

ReDr 19/11/2015 09:46

Merci Michel pour cette mise au point, car nos médias parlent des propos de ces "élus" mais sans en faire l'analyse

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