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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 21:13

Au revoir, au revoir, Président…

Oui, je sais, mon titre ressemble à la petite chansonnette de la pub pour le loto, mais je suis sérieux : j’avais vraiment envie que vous ne vous représentiez pas à la prochaine présidentielle.

Il y a quelques jours, écoutant distraitement la télé, je vous ai entendu parler des « espoirs et des désillusions provoqués » j’ai alors tendu l’oreille croyant que vous parliez de votre quinquennat pour dire que vous alliez quitter la vie politique, alors qu’il ne s’agissait que d’une appréciation sur la révolution cubaine. Déçu, j’ai été déçu, persuadé que la raison allait l’emporter. C’est le cas ce soir.

Déçu, c’est bien le mot qui caractérise votre quinquennat

Ah, les belles envolées du discours du Bourget ! Une majorité de Français a feint d’y croire alors qu’il ne s’agissait finalement que de trouver un prétexte pour virer l’ancien locataire de l’Elysée. C’est cela la politique française aujourd’hui : on vote par défaut, pas par adhésion à des projets qui s’autodétruisent sitôt le nouveau Président élu, comme cela a été le cas depuis 2002 avec Chirac, qui n’a pas voulu utiliser sa légitimité obtenue en par un vote massif pour faire bouger les choses. Un quinquennat pour rien, comme celui de l’agité de Neuilly, son karcher et son « casses-toi pov’con ».

Aujourd’hui, les Présidents et les élus de toutes tendances, une fois élus s’empressent de chausser les bottes de la finance des multinationales et du Médef, piétinant allègrement les promesses de campagne (pour les socialistes) et s’empressant de les mettre en œuvre (pour la droite).

Ah, vous nous avez bien fait rire avec votre tirade du Bourget sur la finance et la renégociation des traités européens écrite par votre « plume » de l’époque, Aquilino Morelle, tombé depuis en disgrâce depuis pour une sombre histoire de cirage de chaussures, alors même que c’était le cœur de son métier.

Ce qu’on n’avait pas demandé…

Par contre, il n’avait été question nulle part de la déchéance de nationalité (vous êtes assez lucide pour reconnaître que ce fut une erreur), ni de votre livre de confidences, ni celui de votre ex-compagne, faisant suite à vos escapades nocturnes rue du Cirque en scooter, en attendant celui de votre « plume » qui devrait sortir prochainement et qui sera sans doute une pelletée de terre supplémentaire sur votre quinquennat. Les petits marquis du socialisme vont maintenant régler leurs comptes lors de la primaire.

Nous n’avions pas demandé non plus d’augmentations massives d’impôts en début de quinquennat, qui auront servi à arroser copieusement des entreprises qui n’en demandaient pas tant et qui sont aujourd’hui heureuses de pouvoir augmenter les dividendes versés aux actionnaires. Oui, car c’est bien à cela qu’à servi le pacte de responsabilité et le CICE. Si cela avait baissé le chômage cela se saurait. On estime à 100 000 le nombre d’emplois créés, mais il est vrai qu’aujourd’hui on ne parle que d’emplois « préservés » et de plans de « sauvegarde de l’emploi » ou bien encore de « restauration des marges ». La langue de bois est toujours là, comme celle que vous utilisiez depuis quatre ans avec votre « inversion de la courbe du chômage ».

Enfin, nous n’avions pas demandé la loi travail, celle qui va faire le bonheur des entreprises peu scrupuleuses qui s’arrangeront pour organiser la baisse de leur chiffre d’affaires pour pouvoir licencier. Vous avez fait vôtre le dogme du Médef selon lequel « il faut pouvoir licencier plus facilement pour pouvoir favoriser l’embauche ». Si cela marchait, ça se saurait.

Echec sur toute la ligne, Monsieur le Président

La possibilité de faire deux quinquennats à suivre n’est pas un droit, c’est juste une limite et il faut savoir tirer l’échelle lorsqu’on court au désastre. C’est ce que vous avez fait hier soir dans un moment de lucidité ou plutôt parce que vous vouliez éviter l’affront des urnes.

Mitterand a tué le parti communiste. En ce qui vous concerne, vous avez déjà rédigé le faire part de décès du parti socialiste, il ne reste plus qu’à le poster.

Votre quinquennat aura été celui du glissement vers la droite, ce qui a amené vos adversaires des Républicains à droitiser leur discours et être dans la surenchère. Ils ont désormais un boulevard devant eux. L’état politique dans lequel vous laissez le pays après ces cinq années calamiteuses sera difficile à réparer et les français peuvent d’ores et déjà s’attendre à subir une politique de droite dure pendant 5 ans. Ils vous le devront en partie.

Au revoir, au revoir, Président !

  

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commentaires

Pierre 02/12/2016 18:17

Alors tous derrière les conseillers? Macron, Attali, Minc? La menace de Valls était plus forte.
La famille de la gauche c'est quoi exactement? Les communistes, les frondeurs, les écologistes, les radicaux qui ne veulent pas être laminés dans une primaire. Qui sera encore prêt à soutenir des candidats d'union pour les législatives?

ielosubmarine 03/12/2016 08:34

Bonjour Pierre
Non, surtout pas les conseillers qui nous abreuvent de leurs analyses qui s'avèrent fausses avec le temps ! Nous vivons une époque particulière, celle du zapping politique. Les partis politiques et leurs innombrables chapelles n'ont rien vu venir et continuent à faire des promesses qu'ils ne tiendront jamais. La famille de droite donne actuellement l'impression d'un semblant d'unité qui ne résistera pas à l'épreuve du pouvoir. C'est également ce qui s'est passé avec la gauche et c'est cela que les électeurs rejettent.

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