Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 08:48

La place de Bretagne va perdre ses places de stationnement. Ce ne sont ni les premières ni les dernières places supprimées à Rennes qui revendique sa politique de réappropriation des espaces dédiés à la voiture et de réduction de sa place en ville.

Pour autant ce dogme ne risque t-il pas d’occulter quelques points qui sont loin d’être secondaires : on pense à l’impact de cette politique sur la mixité sociale. On pense également aux conséquences sur la fréquentation des commerces, notamment les restaurants ou à l’accès aux cabinets des professionnels de santé. On pense enfin à l’introduction des véhicules électriques : auront-ils droit de cité ou bien en seront-ils exclus ?

Un centre ville sans voitures ? Pourquoi pas ? A condition que cette politique d’exclusion s’accompagne de la  mise en place de solutions alternatives en matière de transports et de stationnement étant entendu que l’éradication pure et simple de la voiture relève de l’utopie à court terme.

Pourtant, tout semble avoir été fait pour diminuer la circulation automobile en ville : les zones de rencontre, élargissement de la zone de stationnement payant, mise en place de couloirs pour les vélos, justifiant la suppression de places de parking (bd de la Tour d’auvergne), travaux de trémie ferroviaire rue Claude Bernard qui sont complétés par la suppression de place de stationnement, sans compter les aménagements divers visant à rétrécir les voies de circulation. Tout cela ne serait donc pas suffisant pour dissuader la circulation automobile et le stationnement ?

On est en droit de se poser des questions sur les motivations profondes de cette politique qui trouve peut être son fondement dans une vision architecturale et urbanistique de la ville. Pourquoi pas ? Mais à condition d’être clair et de ne pas se masquer derrière un bouc émissaire bien pratique.

Un autre point me pose problème : le coût de cette politique. A titre d’exemple,  l’aménagement prévu place de Bretagne en lieu et place des stationnements, coûtera 800 000 € alors que l’aménagement actuel ne remonte seulement qu’à 10 ans, sans prendre en compte les pertes de recettes dues à la suppression des places payantes.

Si l’on veut diminuer encore la circulation automobile dans le centre ville, il faudra s’en donner les moyens, c'est-à-dire prévoir des parkings relais en périphérie, pas assez nombreux actuellement et souvent saturés (la Poterie). Il faudra également faire en sorte d’appréhender la totalité du bassin de vie de l’agglomération rennaise pour l’organisation des transports collectifs et ne pas se contenter d’aménagements cosmétiques, et très chers.

La ville de Rennes n’est pas la seule dans ce cas, et les sommes consacrées à cette politique d’aménagements visant à repousser la circulation automobile, pas forcément admise par les citoyens qui les payent tout de même, me semblent démesurées.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Michel
  • : Société - Réforme des collectivités locales - Vie des collectivités locales d'Ille et Vilaine - Nouvelles - Coups de gueules
  • Contact

Recherche

Liens