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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 10:19

Ouest France du 17 décembre consacre un article à Jean Pierre Dagorn « héraut » de la lutte contre la ligne A du VAL à Rennes dans les années 90.

L’intéressé considère aujourd’hui que le métro correspond aux attentes des rennais et encourage désormais la construction de la seconde ligne.

Il n’est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs, mais ce qu’il faut peut être rappeler, c’est le climat particulier (et parfois violent) qui régnait à l’époque autour de ce projet puisque ce fut une véritable stratégie politique contre le Maire de Rennes pour le déstabiliser.

Le côté le plus visible, ce furent trois conseillers généraux élus au Conseil Général en 1992 sur un programme anti-Val et non pas sur des compétences départementales, c’est-à-dire qu’à l’époque on a entretenu la confusion entre les compétences de deux collectivités, la ville et le Département et on a de fait pris les électeurs pour des imbéciles.

Ces trois Conseillers généraux anti-Val, qui n’ont fait qu’un petit tour à l’Assemblée départementale, n’étaient pas les plus actifs dans les débats  de cette assemblée mais étaient toujours là lorsque les dossiers concernaient la ville de Rennes : on pouvait alors s’attendre à des prises de paroles vigoureuses contre le « projet démagogique, coûteux et inutile, qu’un tramway pouvait remplacer », sous le regard complaisant du Président du Conseil Général de l’époque dont l’opposition à Rennes (surtout aux élus socialistes) ne s’est jamais démentie.

Voilà pour le côté public du débat. Côté coulisses, on rappellera que la subvention initiale de l’Etat pour ce projet de métro rennais avait été fixée à 500 Millions de Francs, mais qu’elle fut ramenée à 385 Millions, et que les multiples pétitions et recours intentés contre le projet ont fait perdre un temps précieux et on renchérit notablement son coût.

De cela M. Dagorn ne parle plus. Il préfère parler de passion pour le dossier, là où la motivation première était le combat politique et pas l’intérêt du citoyen. Il dit également « qu’être contre le Val à l’époque, c’était très populaire », là où je ne vois pour ma part qu’instrumentalisation des électeurs et populisme.

L’histoire lui a donné tort et le Val « répond à une demande des rennais » comme il le reconnait lui-même, tardivement, mais il reste un goût amer : beaucoup d’argent, de temps et d’énergies qui auraient trouvé à être mieux utilisés pour le bien des citoyens, ont été perdus définitivement.

Cette façon de faire de la politique est exécrable et non respectueuse du citoyen qu’elle utilise à des fins politiciennes en ne faisant pas le pari de l’intelligence. Elle affaiblit la démocratie.

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