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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:25

Invitée d’une émission politique sur la cinq, Marylise Lebranchu, Ministre de la décentralisation et de la fonction publique a fait le job, c’est-à-dire qu’elle a su adapter son discours aux circonstances, en décalage avec les promesses du début du quinquennat et les revirements successifs.

Profession : avaleuse de couleuvres

C’est un peu cela être Ministre, lorsqu’on porte des réformes susceptibles de toucher aux acquis de la classe politique. Au début, il y a eu l’incontournable suppression des réformes de la majorité précédente (le conseiller territorial, par exemple) pour bien montrer que les choses allaient changer. Puis il y a eu les déclarations péremptoires sur la suppression des conseils généraux. On sait ce qu’il en est advenu. Enfin, cerise sur le gâteau, le redécoupage des Régions qui concernait avant tout les administrations de l’Etat, et la fameuse loi NOTRe (nouvelle organisation du territoire de la République) censée mettre de l’ordre entre les compétences départementales et régionales et dans les intercommunalités.

Les velléités et autres promesses électorales se sont donc fracassées sur le plus puissant lobby français, celui des élus, manipulé en sous-main par le lobby économique ce qui, traduit en langue de bois politique de Mme Lebranchu, nous donne : « ce sont les parlementaires qui ont décidé ».

Les élus, corps intermédiaire…

Ah, les fameux corps intermédiaires tant vantés par le Président lors de la récente conférence sociale… Ces fameux groupes sociaux situés entre les individus et l’Etat, a priori indépendants et autonomes censés mettre de l’huile dans les rouages et qui ne tiennent désormais plus leur rôle et se réfugient derrière les privilèges que leur confèrent leur position.

Tout cela part en vrille face à la réalité et au pouvoir économique et il ne subsiste plus que le Medef, la FNSEA et quelques associations plus ou moins occultes qui exercent une influence sans faille en dictant aux Etats la feuille de route à suivre. De l’autre côté, les syndicats et les partis politiques, à la représentativité et aux effectifs en chute libre en sont réduit à accompagner les exigences de ces nouveaux maîtres.

Nouvelles venues dans la catégorie des corps intermédiaires, les religions avec leurs exigences propres à chacune et résolument tournées vers le passé, qui entendent désormais jouer un rôle majeur et exiger que la société s’adapte à leurs dogmes.

Les élus, dans tout cela sont les prescripteurs de leur propre avenir puisqu’ils s’arrangent pour préserver leur corporation et leurs cumuls de mandats et les avantages qui vont avec. Charité bien ordonnée commence par soi-même…

Ce n’est pas sans poser de problèmes…

Selon Madame Lebranchu, les fameux conseils départementaux qui auraient dû disparaître, sont confrontés à des problèmes de fin de mois et pour certains se demandent comment payer le RSA et les dépenses croissantes pour les personnes âgées. Une dizaine de départements seraient concernés par le problème et tendent la sébile auprès de l’Etat à l’instar des communes qui veulent, elles, continuer à dépenser comme elles l’entendent.

Certes, la baisse des dotations de l’Etat n’aide pas les collectivités territoriales, mais comment expliquer que les élus qui, au Parlement, dénoncent l’impécuniosité de l’Etat avec son déficit et sa dette croissante, viennent tendre la main lorsqu’ils assurent leur mandat local en demandant à l’Etat une rallonge budgétaire. Un peu de cohérence serait la bienvenue.

Madame Lebranchu, dans un éclair de franchise a déclaré que le RSA ou les aides aux personnes âgées pourraient être utilement recentralisées au niveau de l’Etat ce qui permettrait d’assurer une parfaite égalité territoriale, non soumise aux aléas de la fiscalité locales ou aux dépenses jugées prioritaires par les élus locaux.

Dès lors, compte tenu du fait que les dépenses des Conseils Départementaux sont principalement des dépenses d’intervention sociale, ces collectivités deviendraient des coquilles quasiment vides dont les compétences résiduelles (collèges et voirie) pourraient être transférées sans problème aux Conseils Régionaux.

Schéma impossible pour les partis politiques et leurs élus locaux qui perdraient ainsi plus de 4000 mandats auxquels s’ajouteraient les postes politiques pourvus par les amis et qui viennent grever nos impôts locaux.

C’est le Parlement qui décide comme le souligne Madame Lebranchu… Et ce corps intermédiaire influent qui s’auto protège se contente désormais gauche et droite confondues d’appliquer une politique qui répond aux seules exigences des lobbies économiques et financiers. Nous vivons désormais une fausse alternance.

Cela commence à se voir

Les évènements qui se sont produit à Air France sont une manifestation évidente du refus de la morgue patronale et la réaction violente du Gouvernement montre bien l’orientation voulue.

La désaffection croissante des électeurs lors des scrutins constitue la seconde manifestation du divorce croissant entre les citoyens et les élus.

Le seul projet que l’on nous propose aujourd’hui, c’est faire barrage au FN « par le vote républicain ». C’est dire la vacuité des programmes et des projets politiques qui se ressemblent de plus en plus par leur vide sidéral. Le FN s’il arrive aux affaires ne serait-ce que dans une seule région n’échappera pas à cette évolution.

Madame Lebranchu ou son clone de droite pourront toujours tenir le même discours : rien ne changera.

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 15:21

C’est une petite musique qui fait son chemin dans les médias : il y aurait désormais une « gauche moderne ».

Le marketing est partout

L’avantage de ce qualificatif, c’est qu’il renvoie dans les cordes l’ensemble de ceux qui ne se retrouvent pas dans cette dénomination. Ils deviennent ipso facto des ringards, des has-been, des vieux cons et au mieux des frondeurs.

Les socialistes ne sont pas les seuls à vouloir cliver pour des raisons de stratégie électorale et aussi afin de ne pas assumer le tournant libéral de nos gouvernants. En effet, il y a quelques temps, nous avons entendu parler de la « droite forte » de Guillaume Pelletier, qui faisait sans doute écho à une droite devenue molle du côté de l’UMP.

Que nous annonce la « gauche moderne » ?

Afin de bien comprendre, il convient de nommer la tête de gondole de ce mouvement : Emmanuel Macron, en personne, avec ses saillies qui sentent si bon le libéralisme que l’on croyait jusqu’à présent être la chasse gardée de la droite (molle ou forte), avec explication de texte en Anglais pour rassurer les investisseurs étrangers.

Ainsi donc, être moderne, ce serait en vrac, être pour la réforme du code du travail, la remise en cause des 35 heures, la fin du statut de la Fonction publique, revoir les conditions d’âge et de montant des retraites, ainsi que les conditions du dialogue social dans les branches professionnelles. Tout cela pour le bien des français, bien sûr avec l’appui d’idiots utiles qui prennent fait et cause pour ces réformes sans se douter qu’ils en seront les principales victimes.

On reste confondu par la succession des déclarations de M. Macron que ne réfuterait aucun leader de droite, et qui n’entraînent que quelques désaveux mous de la part du premier Ministre ou du Président de la République. Sous d’autres gouvernements, ces déclarations auraient valu à son auteur de retourner à ses chères études, et là, rien.

De là à dire que les rôles sont partagés entre Macron et les autres, il n’y a qu’un pas pour que toute la gauche au pouvoir adopte prochainement la dénomination de « gauche moderne » synonyme de « droite normale » et annonçant des alliances consanguines avec la droite mole et les écolos verts pâles pour gagner les prochaines échéances électorales.

On aimerait y croire…

Certes, des réformes sont sans doute nécessaires pour relancer l’économie et combattre le chômage, mais toutes celles qui sont proposées vont dans le sens de la régression sociale, afin de conforter le pouvoir économique et le pouvoir politique. La mode est au libéralisme et les français, qui ne comprennent rien à la modernité, sont méfiants compte tenu de l’état du dialogue social : on a vu ce qui pouvait se passer quand les patrons d’une compagnie aérienne oublient sciemment les bases de ce dialogue et imposent au salariés une violence toute aussi importante que celle subie par des cadres de cette compagnie.

Déjà, à ce stade, on voit également la brutalité du pouvoir qui a décidé d’interpeller les salariés d’Air France en cause à 6 heures du matin à l’instar de dangereux criminels. Il ne nous semble pas que les époux Balkany aient eu à subir de pareilles affres malgré la batterie de casseroles qu’ils trimbalent depuis plus de 20 ans. Cela annonce une « gauche moderne » très sourcilleuse sur le respect des lois, surtout lorsque les intérêts patronaux sont en jeu.

On aimerait y croire, mais faire plaisir au Medef ou aux corporations patronales, n’a jamais produit d’effet sur les créations d’emplois. Il n’est que de se souvenir du cadeau sur la TVA sur les cafetiers et restaurateurs pour s’en convaincre ou bien encore mesurer les effets du pacte de responsabilité qui se chiffre en dizaines de milliards de cadeaux ou d’économies aux entreprises (dont certaines continuent de licencier…) pour constater que cela n’a aucun effet.

M. Gattaz, digne successeur de son père à la tête du lobby patronal, a fini par planquer son pin’s annonçant la création d’un million d’emploi et s’il s’en prévaut encore, en oubliant les cadeaux financiers du gouvernement, qu’il considère comme une aumône, c’est pour dire à cor et à cri que le salut pour l’emploi réside dans l’assouplissement du code du travail, la fin des 35 heures, etc…, la même litanie que celle de la « gauche moderne » : la boucle est bouclée.

Tant que les français penseront que le salut réside dans l’alignement de leurs droits et salaires au niveau sur le pays le moins disant, c’est-à-dire sans doute la chine, le Vietnam, ou le Bangladesh, la « gauche moderne », qui déroule le tapis aux monde économique, qui parle surtout d’argent et rarement de morale, aura de beaux jours devant elle.

On aimerait y croire enfin, mais décidément, le revirement - certains parleront de trahison – de Hollande depuis son élection sur les promesses électorales sur le traité européen, par exemple, ou bien encore la finance, n’augurent rien de bon et confortent l’hypothèse de la « gauche moderne », ventre mou de la politique, dépourvue d’idéologie et passeuse de plat au Medef ou à l’économie mondialisée, dont il sera le chef de file en 2017, avant de céder le flambeau en 2022 à Valls, puis en 2027 à Macron.

La belle société « moderne » promise

Elle sera prospère, mais seulement pour quelques-uns, ceux qui pourront profiter des offres du commerce de luxe, qui auront des petites mains serviables et corvéables à merci pour satisfaire leurs moindres caprices et qui n’hésiteront pas à délocaliser leurs activités juste par caprice ou parce qu’ils auront trouvé moins cher ailleurs.

Elle n’aura plus besoin d’un système éducatif performant puisqu’il faut bien le dire, il ne sera plus nécessaire d’instruire des gens qui n’en n’auront pas besoin, sans compter le danger d’avoir un peuple instruit qui pourrait se révolter. Les récentes réformes de l’éducation et l’indigence de nos universités vont dans ce sens.

Elle n’aura plus besoin de la classe moyenne, vouée à la disparition à terme par le lissage sociétal déjà à l’œuvre avec les impôts.

Elle sera rayonnante avec le grand soir du Tafta, traité commercial transatlantique qui laissera les mains libres à tous les tricheurs automobiles ou bien les vendeurs de lasagnes à la viande de cheval et à l’hégémonie américaine, avec sa propre justice commerciale qui s’imposera à tous.

Les services publics seront « redimensionnés » à la hauteur de cette merveilleuse ambition de la « gauche moderne », avec moins de fonctionnaires, d’hôpitaux, d’enseignants, mais avec davantage de policiers, de justice expéditive et de prisons pour bien faire comprendre le concept de « gauche moderne » protectrice des intérêts économiques privés.

Pour l’instant, tout va bien !

Pour l’instant, la « gauche moderne » n’envisage pas de toucher aux prestations sociales, mais cela viendra bien : la bête économique et financière ne saurait se satisfaire de demi mesures. La seule issue consiste à espérer une crise économique et financière majeure qui rebattrait les cartes, car s’il est bien une maladie chronique dont souffre le monde économique et financier, c’est l’avidité et la connerie qui devraient précipiter sa chute.

Pour l’instant, la « gauche moderne » fournit encore la vaseline, mais jusqu’à quand ?

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 21:34

Tout le monde a été surpris par la violence des évènements du 5 octobre lors de la présentation du « plan B » au personnel de la compagnie aérienne et les plus hautes autorités du pays sont montées au créneau de manière ferme.

Ils sont dans leur rôle

Le premier Ministre, martial comme à son habitude, rappelant le Ministre de l’Intérieur qu’il fut, n’a pas été avare dans ces propos, condamnant de manière très ferme les agissements de syndicalistes et en réclamant la plus grande fermeté envers les auteurs des agressions.

Le Président de la République y est allé également de sa condamnation ferme et parlé de l’image désastreuse de la France à l’étranger que donnait cet évènement.

Les médias étrangers, notamment russes ou britanniques, deux pays où le droit du travail et le droit de grève sont en jachère ou subissent des attaques permanentes, ont été cité abondamment dans cette charge visant à discréditer un pays concurrent dans la grande course au racolage des entreprises, avec bien sûr des arrières pensées politiques.

Tout cela participe de « l’image » de la France gravement atteinte par ces évènements, et se fonde sur les conséquences en oubliant d’analyser les causes.

Le pays où tout va bien…

C’est l’image que l’on veut donner du pays et on fait en sorte que cette image corresponde au mieux à la réalité sociale « économique ». Pour que la France soit crédible aux yeux des « investisseurs étrangers » le gouvernement (socialiste, rappelons-le) s’efforce d’abaisser le droit social et le droit du travail français à leurs exigences, c’est-à-dire un droit quasi inexistant, dans l’idéal avec des contrats zéro heure comme en Grande Bretagne.

Dans cette optique, on retrouve fréquemment en première ligne M. Macron avec sa loi sur l’ouverture des magasins le dimanche, ses tentatives de diminuer les indemnités des salariés licenciés abusivement, ses attaques contre les 35 heures, le code du travail ou bien le statut des fonctionnaires pour ne parler que de cela.

Oh, bien sûr, M. Macron est régulièrement recadré gentiment par M. Valls et le Président, trop gentiment sans doute par rapport à leurs attaques virulentes contre les auteurs des agressions à Air France, que personne n’excuse, mais le ver libéral est dans le fruit. La réaction violente de l’exécutif illustre bien que tout ce qui viendra gripper le belle machine libérale qu’on nous prépare n’est pas le bienvenu dans un contexte où nos gouvernants ressemblent de plus en plus à des représentants de commerce et sont prêts à s’adapter à tout et à dilapider l’argent public pourvu que le chômage diminue. Malheureusement, cela ne marche pas !

La violence de la direction d’air France

On part d’un plan qui prévoyait que l’ensemble des personnels devait faire des gains de productivité, ce qui a été atteint, sauf par les pilotes qui se sont contentés de 13 % et qui ne veulent pas aller au-delà.

Après l’échec des négociations avec les pilotes, et sur la base du seul blocage avec cette catégorie (un peu plus de 10 % des effectifs globaux de la compagnie), la direction d’Air France a sorti son « plan B » avec 2900 suppressions de postes à la clé dont 900 hôtesses et stewards, 1700 personnels au sol et 300 pilotes.

Que dire de cette annonce, sinon qu’elle porte en elle une réelle violence à l’égard des personnels qui avaient joué le jeu des gains de productivité et qui se voient frappés par le refus des pilotes ?

La direction, en publiant son « plan B » devait bien se douter des réactions des personnels qui avaient apporté leur contribution au redressement de la compagnie. Elle devait sans doute avoir comme stratégie de monter les catégories les unes contre les autres et susciter un effet de levier contre les pilotes : raté ! C’est bien contre la direction de la compagnie, se sentant sans doute légitimée par le grand virage libéral du gouvernement que la réaction a été la plus violente.

Tous responsables

Tout le monde s’accorde pour dénoncer les violences et sans doute ceux qui auront contribué à les provoquer par leur attitude, leur stratégie, ou leur laisser-faire, mais il serait injuste de ne fustiger que les seuls personnes qui ont participé à l’agression des cadres d’air France.

Face aux attaques contre les salariés, les menaces de licenciements massifs, les promesses de réduction des droits alors même que le monde économique et financier dicte ses lois à des pouvoirs politiques affaiblis et prêts à tout pour les satisfaire, il serait indécent de s’interroger uniquement sur la violence des réactions de salariés en oubliant la violence institutionnelle et économique.

A ce petit jeu du billard à trois bandes, le gouvernement et la direction d’Air France, qui a joué avec le feu, ont perdu. Il serait temps de faire un peu d’introspection et de reprendre un dialogue social sérieux.

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 09:35

Eric CIOTTI, président de l’assemblée départementale sait communiquer et soigne son image de rigueur en annonçant que les 4500 agents de la collectivité qu’il préside vont devoir revenir sur leurs avantages actuels en matière de temps de travail avec la perspective du retour aux 39 heures. Dans un premier temps les congés des agents du Conseil départemental des Alpes Maritimes vont diminuer de 14 jours.

Un peu d’histoire

Autrefois, il était de bon ton de critiquer les fonctionnaires qui « se croisaient dans les couloirs des ministères entre ceux qui arrivaient et ceux qui partaient ». Cette image appartient au passé depuis la mise en œuvre des 35 heures dans la fonction publique depuis près de 15 ans qui s’est souvent accompagnée de la mise en place de système de gestion du temps travaillé, autrement dit de « pointeuses ».

Mais voilà, ce qui aurait dû être à l’origine un mouvement bienvenu d’harmonisation du temps de travail entre public et privé, s’est souvent transformé en mascarade politico-syndicale, les premiers prêts à lâcher du lest en descendant en dessous des 35 heures réglementaires par pur opportunisme politique et par lâcheté, les seconds voulant à tout prix conserver les « avantages acquis », c’est-à-dire reconnaissant implicitement que certains agents n’effectuaient déjà pas 35 heures du temps des 39 heures et voulant signer des accords prenant en compte cette anomalie pour ne pas déplaire « à la base ».

La chienlit

Aujourd’hui, la situation d’un conseil départemental à l’autre et d’une manière générale d’une collectivité territoriale à une autre est très variable et le clivage entre exécutif de droite et de gauche n’est pas la bonne manière de voir les choses. En effet, et c’est le cas du Conseil départemental des Alpes Maritimes, les exécutifs de droite n’ont pas été les moins généreux ou les plus rigoureux dans leur manière d’appréhender le temps de travail et M. CIOTTI revient en fait sur la décision d’un de ses prédécesseurs UMP qui a signé un accord à 1568 heures annuelles travaillées au lieu des 1607 réglementaires.

D’autres départements, dont un dirigé par un centriste cumulard aux discours critiques sur la fonction publique ont même bénéficié d’accord encore plus avantageux que dans certains départements ou collectivités dirigées par des socialistes, voire des communistes, à tel point que la durée du temps de travail est un critère pris en compte par les agents qui souhaitent être mobiles d’une collectivité à une autre. Et tout cela grâce ou à cause du jeu de rôle néfaste entre syndicats et exécutifs.

LE cynisme de M. CIOTTI

M. CIOTTI fait preuve d’opportunisme politique avant tout en déclarant qu’il approuve le message du Ministre de l’économie, Emmanuel Macron sur la remise en cause des 35 heures, preuve que droite et gauche peuvent se rejoindre dès qu’il s’agit de restreindre les droits des salariés. Il s’appuie par ailleurs sur la baisse des dotations de l’Etat pour dire qu’il faut absolument faire des économies (4 à 5 Millions d’euros par an).

Il fait preuve aussi sans doute d’une grande solidarité vis-à-vis de Christian ESTROSI, son collègue UMP Président de la Métropole niçoise, collectivité vers laquelle des transferts d’agents départementaux sont prévus en application de la loi NOTRe, ce qui permettra sans doute à ce cher collègue UMP de s’appuyer sur ces nouvelles règles du temps de travail pour les imposer à ses propres agents.

M. CIOTTI déclare « qu’être à la tête d’un exécutif nécessite du courage ». On a envie de dire qu’il faut avant tout faire preuve de cynisme.

Prochaine étape : la remise en cause du statut

Qu’on se s’y trompe pas : l’axe CIOTTI/MACRON sur le retour aux 39 heures, voire plus, sera bientôt à nouveau opérant pour remettre en cause les statuts de la Fonction Publique, et le modèle anglais de dérégulation globale du marché du travail avec le contrat zéro heure dans le privé à de beaux jours devant lui en France.

Face aux menaces qui pèsent sur les salariés qu’ils soient du public ou du privé, quelles sont les solutions ?

S’en remettre aux seuls politiques en jouant sur la carte de la concurrence entre partis est totalement illusoire et on le voit bien actuellement : le débat est totalement pollué par « le réalisme économique », concept qui permet de mutualiser les pertes et de privatiser les bénéfices, de verser ou d’exempter les entreprises de dizaines de milliards d’euros sans que l’on voit poindre le moindre emploi créé.

S’en remettre aux syndicats qui courent après les adhérents et sont davantage préoccupés par la préservation de leurs parts de marché, quand ce n’est pas d’entretenir l’illusion du « grand soir », constituerait une erreur.

Rétablir la vérité

Alors il faudra bien que les lignes bougent et que les fonctionnaires publics, notamment dans les collectivités territoriales nomment les choses et communiquent avec les citoyens, leurs vrais employeurs, pour dire que la gabegie n’est pas là où les politiques se complaisent à la désigner, mais qu’elle est dans les décisions qu’ils prennent eux-mêmes, dans les dépenses parfois inutiles qu’ils votent eux-mêmes et surtout dans l’existence d’une myriade de couches ce collectivités locales qui nourrissent très bien les élus et leurs obligés en leur permettant de faire carrière.

Dans mon département, ce sont 11 millions par an qui pourraient être économisés (au moins) en supprimant le Conseil départemental (les élus et les contractuels politiques qui gravitent autour d’eux, le tout payé par les contribuables) et en transférant ses compétences et les agents qui les exercent à d’autres collectivités (Région, Intercommunalités, CAF,…).

…Bien mieux que les 4 à 5 millions annoncés par M. CIOTTI, qui préfère développer un discours anti-fonctionnaire populiste dans l’air du temps, plutôt que de faire son boulot d’élu.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 21:08

Organisée par l’Association des Maires de France, la journée de protestation des Maires contre la baisse des financements de l’Etat a connu un succès mitigé malgré une couverture médiatique importante.

Cette journée a cependant été l’occasion d’entendre différents propos, différents arguments, pas tous de bonne foi et loin de s’appliquer aux 36685 communes de France.

Les Maires sont tous les jours au contact de la population

C’est à la foi vrai et faux. Vrai dans les petites communes rurales (moins de 500 ou 1000 habitants) où ils exercent des fonctions proches de celles des travailleurs sociaux et où ils sont souvent appelés pour régler des problèmes administratifs ou de voisinage. Leur investissement de terrain au quotidien est une réalité. Faux dans les communes plus importantes chefs-lieux de cantons ou périurbaine, où les structures administratives plus importantes permettent de pallier l’absence des élus pris par d’autres obligations électives (intercommunalités, syndicats intercommunaux, voire Conseil Départemental ou Régional).

Les Maires sont étranglés par les normes qu’on leur impose

Vrai, mais alors pourquoi, les élus cumulards, députés ou sénateurs Maires ne jouent pas leur rôle de législateur, en particulier au Sénat, représentant des collectivités locales, en n’imposant pas les simplifications nécessaires ?

La surrèglementation

« Nous devons faire mieux avec moins d’argent public, mais tout est fait pour nous en empêcher ». Cette remarque, venant d’un Maire, qui lorsqu’il était Président (de droite) d’un Conseil Général s’est affranchi des règles concernant les 35 heures pour octroyer à son personnel des droits que n’auraient pas reniés des fonctionnaires dirigés par une majorité communiste, en dit long sur la crédibilité de la parole politique.

Bientôt, je ne pourrai plus payer mes agents municipaux

Faux, les dépenses de personnel font partie des dépenses obligatoires

Ma commune sera bientôt en cessation de paiement

Dans ce cas, la commune sera mise sous tutelle par le Préfet, qui augmentera les impôts locaux pour faire face aux dépenses. C’est une manière pour le Maire d’échapper à sa responsabilité qui serait cependant très mal vue par les citoyens et mettrait rapidement un terme à sa carrière politique.

On va devoir augmenter les impôts locaux et baisser les subventions aux associations

Le chiffon rouge des impôts locaux est brandi en premier pour affoler les administrés et rapidement ensuite viennent les coupes dans les subventions aux associations, menace fréquente mise quelques fois en pratique (surtout sur les budgets de manifestations culturelles, moins fréquentes pour les équipes de foot, allez savoir pourquoi…). Et si les Maires réduisaient en premier les dépenses de fonctionnement de la commune, les frais de communication, les indemnités, les fêtes et cérémonies auto promotionnelles ? S’ils examinaient les comptes des associations qu’ils subventionnent pour voir les sommes thésaurisées qui ne servent à rien, avant d’octroyer une nouvelle somme ? Difficile quand on est élu et que l’on ambitionne de solliciter un nouveau mandat… mais indispensable lorsqu’on se veut gestionnaire.

Les collectivités publiques sont le moteur de l’investissement

Sauf qu’avec 70 milliards par an, toutes collectivités confondues et pour des investissements pas toujours utiles mais répondant à un effet de mode (aménagements urbains, ronds-points,…), l’investissement public représente à peine 3 % du PIB. Alors 40 ou 50 milliards suffiraient sans doute à couvrir les besoins réels de administrés et cette économie compenserait largement la baisse des dotations de l’Etat.

Le mot de la fin

Il revient à un maire qui déclare : « Si nous voulons être dans l’air du temps, nous devons investir, mais ce ne sera pas possible. Tout le monde va en pâtir ».

Bel aveu : il s’agit avant d’être dans l’air du temps, comme si l’investissement devait répondre plus à un phénomène de mode plus qu’à des besoins réels ! Mais on s’en doutait déjà un peu.

Après cela, étonnez-vous que les élus ne soient plus crédibles et que leur parole ne soit plus audible. Par cette manifestation guignolesque, ils ont montré l’image, d’une corporation, d’un lobby, pourtant investi d’un mandat public, représentant les citoyens et effectuant des actes au nom de la Nation défilant et défiant une autre partie du pouvoir dont ils font partie eux-mêmes en cumulant les mandats ou aspirant à prendre la place : belle image d’instruction civique à montrer dans les écoles !

On aura vu aussi les ténors de l’opposition prendre fait et cause pour ce mouvement, notamment Juppé, qui aspire aux plus hautes fonctions. A t-il pensé à demander à son collègue Fillon comment il compte faire 110 Milliards d’économies sur les finances publiques sans toucher aux dotations des collectivités ?

Etonnez-vous après cela que les citoyens désertent les urnes.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 18:08

Votre manifestation du 19 septembre a été annoncée par les médias qui ont largement diffusé votre point de vue sans le remettre en cause.

Vous êtes des élus de la République

Bizarre tout de même que vous manifestiez dans la rue comme le premier syndicat de notaires ou de pharmaciens venu pour préserver les financements que l’Etat souhaite diminuer afin de contribuer à l’effort d’assainissement des finances publiques.

D’autant plus bizarre que parmi vous, il y a des élus qui cumulent leur mandat de maire avec celui de Député ou de Sénateur et qu’à ce titre vous devez être tiraillés entre une posture nationale et l’autre locale.

Il y aurait donc deux vérités, celle que vous exprimez dans la rue et celle que vous tentez de faire avaler à vos concitoyens. Il faudrait tout de même choisir, ce serait mieux.

Tout ce bruit est très bien orchestré par les sénateurs qui couvent leurs maires (leurs électeurs) et l’association des Maires de France dans laquelle gauche et droite s’entendent comme larrons en foire, surtout pour garder leurs mandats.

Il faut savoir être responsables et mettre en œuvre les moyens nécessaires à la maîtrise des finances locales. L’autonomie est à ce prix. On ne peut pas tout attendre de l’Etat et il vous appartient Mesdames et Messieurs les Maires de prendre les mesures qui s’imposent.

Que proposez-vous ?

Afin de convaincre les électeurs du bien fondé de votre colère, vous nous présentez un tableau apocalyptique : 1000 communes sont déjà dans le rouge (mais on ne sait pas pourquoi). Entre 60 et 80000 emplois vont disparaître dans les entreprises en raison de la baisse des investissements ! (comment a été calculé ce nombre ?) Les écoles, les salles de sport, les crèches, les piscines, le ramassage des ordures sont menacés ! Les charges communales augmentent en raison de l’indexation des traitements de fonctionnaires décidée par l’Etat ou bien de la réforme des rythmes scolaires. Bref, vous êtes pris à la gorge.

Vous citez bien quelques économies comme la coupure de l’éclairage public après minuit, la baisse d’un degré de l’eau de la piscine, la vente de patrimoine qui n’est plus utile ou bien de matériel réformé des services techniques. Il faut être sérieux ! Ces mesures d’économies, un simple particulier, n’a pas attendu d’être aux abois pour les mettre en œuvre. Cela s’appelle de la gestion en bon père de famille et nous pensions benoîtement que vous les aviez réalisées depuis longtemps.

Vous proposez également la mutualisation de vos achats de fournitures avec d’autres communes, ce qui parait une évidence depuis longtemps : pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? On s’interroge, nos communes seraient-elles mal gérées ?

En fait, pour achever de nous faire peur, vous brandissez la menace de l’augmentation des impôts locaux qui n’ont pourtant pas été à la traîne cette dernière décennie.

Il y a des sources d’économies dont vous ne parlez pas…

… et qui seraient plus efficace. En fait, vous ne vous remettez pas en cause et votre mouvement sent bon le maintien des avantages acquis, comme celui des notaires.

Il y a 36685 communes en France, dont 27400 de moins de 1000 habitants qui n’ont et qui n’auront jamais les moyen de leurs ambitions (surtout en investissement) sans tendre la main pour avoir une subvention du Département (c’est d’ailleurs pour cela et uniquement qu’il existe encore, alors même que l’intercommunalité, avec fusion des communes à l’intérieur de celles-ci devrait être la solution de proximité. Une péréquation financière régionale serait opérée. Les communes garderaient cependant leur identité avec un maire et quelques conseillers chargés de la proximité, de l’écoute des citoyens et de la vie sociale et associative. Tout ce qui concerne l’investissement et la gestion des services techniques et administratifs serait regroupé auprès de l’intercommunalité, avec de belles économies d’échelle à la clé. C’est bien la fusion et non la mutualisation qui doit être la règle.

Vous ne voulez surtout pas de cela parce que cela signerait la diminution du nombre de conseillers et la perte de pouvoirs pour des élus qui n’en détiennent que peu en réalité. Les sénateurs que vous élisez sont bien évidemment à vos côté dans cette lutte conservatrice de privilèges qui coûtent cher aux citoyens.

Et puis, et puis, il y a une chose à laquelle vous tenez par-dessus tout : l’investissement. La tendance actuelle est d’investir dans les ronds-points, les chicanes, les ilots, les ralentisseurs, les panneaux de limitations de vitesse et autre coussins berlinois qui transforment nos villes en sentiers de randonnée, sans que les bienfaits annoncés en mesure de sécurité ou de pollution (dernier thème à la mode) soient palpables. En fait, il s’agit parfois de dissuader la circulation de transit, parce que la belle unanimité que vous affichez aujourd’hui, s’arrête le plus souvent aux limites de votre commune.

Soyez responsable également en matière de gestion du personnel. Un récent rapport de la cour des comptes montre l’augmentation constante des dépenses de personnels, supérieure à celles de l’Etat et des hôpitaux. Lors de la mise en place des intercommunalités on aurait pu penser que des transferts de personnel auraient eu lieu à partir de communes : tout faux ! Vous n’avez pas eu le courage politique nécessaire parce que l’agent municipal est également un votant et qu’il faut qu’il vote bien. Vous avez été beaucoup également à accorder des avantages liés à la mise en place des 35 heures au-delà des dispositions réglementaires prévues (pareil dans les conseils généraux !).

Soyez responsables !

Il y a donc des vérités dont vous ne voulez pas parler, parce qu’elles ne vont pas dans votre sens, parce qu’elle s’oppose à votre logique propriétaire de vos mandats que vous entendez garder longtemps.

Combien de temps arriverez-vous à donner le change ?

Il serait temps que vous preniez vos responsabilités en faisant des efforts que pour l’instant vous demandez uniquement à vos concitoyens.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 17:09

C’est un rapport, un gros rapport d’information, comme seuls les sénateurs sont capables d’en pondre, qui finira bientôt au fond d’un placard mais qu’il est intéressant de lire tant on voit que les Maires sont manipulés par les sénateurs qui les couvent.

Résultat : une journée d’action des Maires le 19 septembre prochain pour que le gouvernement prennent en compte leurs difficultés face à la baisse des dotations de l’Etat de 15 Milliards d’euros sur trois ans.

Un rapport « scientifique »

Les sénateurs qui ne manquent jamais l’occasion de dénoncer les dépenses de l’Etat font une exception pour les dotations aux collectivités locales, particulièrement les communes qui vont se trouver confrontées à de grandes difficultés si l'Etat maintient ses coupes financières (dixit le rapport).

Ce rapport a été rédigé sur la base d’une enquête confiée à l’IFOP (aux frais des contribuables, donc), ce qui ne serait pas répréhensible si la méthode et le taux de réponses répondaient à des critères hors de tous soupçons.

Sur la méthode qui consiste à établir un questionnaire en fonction des réponses que l’on souhaite ou que l’on ne souhaite pas, on peut difficilement faire mieux, mais il faut remarquer que c’est là pratique courante chez les élus (les conseillers généraux avaient fait de même pour dire qu’ils étaient indispensables).

Ont été « sondés » toutes les communes, les EPCI (intercommunalités), les conseils départementaux et régionaux soit environ 39000 collectivités. Le rapport nous indique que 5000 élus se sont connectés entre le 5 mai et le 1er juin et que 3057 questionnaires valides ont été exploités pour l’enquête, soit à peine 10 % des collectivités ! Un franc succès, comme on peut le constater, sur lequel nos chers sénateurs et l’Association des Maires de France organisent donc leur journée d’action du 19 septembre.

Un rapport orienté

Dès l’avant-propos on met en avant la dégradation des dépenses d’investissement à venir et on y revient régulièrement tout au long du rapport (pages 8, 9, 14, 16, 17, 19, 20, 24, etc., etc.,) et pour le lecteur qui n’aurait pas encore compris on convoque à la rescousse la fédération nationale des travaux publics et la fédération française du bâtiment qui parlent de repli de 12 à 15% de la construction de bâtiments et des travaux publics. Les consultants spécialisés parlent aux de baisse de 25 % d’ici à 201 et de perte de 60000 emplois ! L’apocalypse !

A la fin de la lecture du rapport on pourrait avoir l’impression que les budgets de communes servent exclusivement à l’investissement alors même que ce poste ne représente que 30 % environ de ces budgets, principalement composé de dépenses de fonctionnement (personnel, administration générale, fournitures,…).

Et comme bien sûr, le gouvernement est sensible à l’accroissement des investissements pour faire tourner l’économie, il est de bonne guerre que les élus locaux se plaignent de la baisse de leurs dotations financières et enfoncent le clou là où ça fait mal.

L’investissement, passeport pour la réélection

Quoi de mieux qu’un rond-point, des bacs à fleurs, des réverbères neufs, une salle polyvalente ou de sports, voire une médiathèque pour assurer la gloire d’un élu ? Il faut du visible pour que les citoyens comprennent que le Maire fait quelque chose pour la commune. Ce n’est pas au travers des dépenses courantes de fonctionnement et de personnel qu’il se valorisera, mais bien lors des inaugurations en grandes pompes d’équipements pas toujours utiles et parfois surdimensionnés et qui vont plomber la dette communale pendant 20 ans, mais qui feront la une de la presse locale et du bulletin municipal avec l’incontournable photo de coupage de ruban tricolore avec les personnalités (dont le sénateur, bien entendu).

On comprend donc l’envie irrépressible des élus locaux à investir, mais pas toujours à bon escient. Ils sont aidés (ou enfoncés, c’est selon) en cela par les conseillers départementaux qui leur octroieront des subventions provenant toujours de la même poche, celle du citoyen en oubliant de dire que tout investissement (en particulier dans des bâtiments) génère environ 10 % de coûts induits de fonctionnement par an, ce qui vient grever à chaque fois le budget communal.

Il y a quelques années, en période de croissance des recettes fiscales, le système marchait, ce n’est plus le cas aujourd’hui, où chaque collectivité qui prélève l’impôt dans la poche du seul et unique contribuable (fiscalité directe et indirecte), commence à percevoir les limites du système qui plombe la consommation des ménages.

La conclusion, cerise sur le gâteau !

Le rapport, tout au long de ses 121 pages détaille par le menu les conséquences prévisibles de ces baisses pour les communes et élude poliment la voie des fusions de communes qui est la seule à même de répondre à l’enjeu des économies budgétaires.

Oui, mais voilà, des fusions de communes entre elles ou au sein d’intercommunalités, ce serait moins d’élus, et de cela ils ne veulent pas !

Ils abordent timidement les mutualisations de services entre communes, qui elles, auraient le mérite de conserver les mandats en faisant éventuellement des économies sur le personnel et les dépenses de fonctionnement, mais de cela, on n’est jamais sûr, étant entendu qu’il faudra créer de nouvelles structures de gestion et que le précédent de la création des communautés de communes qui aurait dû se faire à effectifs constant s’est traduit par une inflation de créations de nouveaux postes de fonctionnaires territoriaux.

En fin de rapport, on est tout de même surpris qu’après cette description apocalyptique des conséquences de la baisse des dotations de l’Etat, les auteurs du rapport, n’en demandent pas le maintien, mais l’établissement d’un calendrier de la baisse : comprenne qui pourra !

Ils sont inquiets

Les élus locaux sont inquiets, enfin c’est ce que nous dit le rapport au travers de son échantillon interrogé, à peine représentatifs et ils le feront savoir le 19 septembre en manifestant avec leurs écharpes tricolores, mais au fait, si les élus se mettent en scène, qu’en pensent les citoyens ? Si on leur expliquait que l’investissement ne doit pas être là juste pour faire plaisir aux élus et donner du travail aux entreprises, mais qu’il doit répondre à des besoins réels, si on leur disait que cette course effrénée à l’investissement leur coûte cher, qu’il peut être préjudiciable à d’autres politiques moins connues (action sociale, associations, lien social, culture,…), ne se poseront ils pas les bonnes questions en demandant à leurs maires de se calmer un peu sur l’investissement ?

Et si on dit à ces citoyens que la fusion des communes au sein des intercommunalités ne changera rien pour leur quotidien, que cela coûtera globalement moins cher et que la proximité pourra toujours être assurée par quelques élus seulement, interlocuteurs privilégiés des habitants et non courant d’une réunion à l’autre et insaisissables comme actuellement ?

Il faut arrêter de prendre les citoyens pour ce qu’ils ne sont pas en essayant de les manipuler aux seules fins pour des élus locaux et des sénateurs de garder leurs mandats.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 09:29

Une photo, terrible photo d’un enfant noyé, et voilà qu’un immense mouvement de solidarité bienvenu se lève pour accueillir des migrants syriens, sauf que cet accueil n’empêchera pas que la scène se répète, sans images, sur les plages de la Grèce ou dans les eaux de la Syrie.

Comme d’habitude, les réactions ou les déclarations des politiques feront la une des médias au détriment des associations qui sont au quotidien sur le terrain.

La mémoire courte

On ne peut pas rester indifférents diront-ils, oublieux que ce sont leurs décisions, leurs non-décisions ou leur copinage éhonté avec des dictateurs pour leur vendre des avions ou des centrales nucléaires et qui poussent les feux de l’immigration. Certains auront même, avec des philosophes idiots utiles, décidé d’en finir avec un dictateur libyen et remplacé un système par une zone de non-droit pourvoyeuse d’instabilité et par conséquent de migrations massives.

Les élus locaux en première ligne

Des Maires ouvrent leur villes, toutes les Métropoles doivent prendre leur part, deux régions s’unissent pour financer deux fonds d’aide, partout en France des initiatives essaiment, voici quelques titres relevés dans la presse locales qui nous disent que les élus sont là, prêts à venir en aide aux migrants syriens.

La Député-Maire de Rennes s’engage : « ne pas agir, ne pas réagir, serait nier toutes nos valeurs. Ne pas protéger, ne pas accueillir, serait contrevenir à toutes nos obligations. Devant l’horreur et l’indicible, nous avons un impératif d’humanité, un devoir de solidarité. Nous ne serions pas nous-mêmes si nous n’écoutions pas nos consciences ».Elle poursuit: "Notre ville est et sera à la hauteur de ses responsabilités. Rennes participe déjà à l’accueil et à l’accompagnement des migrants. Notre Ville met à disposition gratuitement des bâtiments temporairement inutilisés de son parc immobilier pour des familles qui ont déposé une demande d’asile. Ce sont près de 100 familles qui sont ainsi hébergées. Nous avons accueilli, par ailleurs, en mettant à disposition des propriétés municipales, 35 réfugiés syriens, en novembre dernier ».

Pour le bureau fédéral des socialistes d’Ille et Vilaine, c'est également OUI! à l’accueil de migrants syriens et ils le font savoir par une photo, publiée dans la presse locale, sur laquelle ils arborent leur crédo.

Du discours officiel à la réalité de terrain

D’un côté, la Maire de Rennes et le bureau fédéral du PS qui « s’engagent » et de l’autre Rennes Métropole (même majorité PS) qui a viré un groupe de réfugiés somaliens d’un pavillon vide lui appartenant, au nom, bien sûr, de la « sécurité des occupants ».

Expulsés, avec recours à la force publique, dans un premier temps de cette maison préemptée par Rennes Métropole pour des projets qui ne verront le jour au mieux que dans dix ou quinze ans, ces Somaliens ont pu bénéficier pendant quelques temps de solutions temporaires d’hébergement d’urgence avant de se retrouver sous des tentes dans un parc public de la Ville. C’est encore trop, sans doute, pour ces bonnes âmes prêtes à tout pour se faire une réputation humaniste sur le dos des migrants syriens mais qui refusent obstinément l’accueil de 18 somaliens poussant même le vice jusqu’à leur demander de payer les frais d’avocat engagés devant le tribunal administratif par la Ville : sans commentaire !

Répondre à l’émotion

Oui, mais à condition qu’une fois les projecteurs éteints, les migrants que nous accueillerons ne soient pas rejetés à la rue, aujourd’hui les syriens, hier les somaliens, avant hier d’autres pour lesquels il n’y a que rarement de projets d’intégration ou de retour dans leurs pays compte tenu de l’incurie de notre personnel politique à répondre à leur instabilité et à favoriser leur développement.

Dans un an ou deux les Syriens accueillis seront-ils condamnés à squatter ou à vivre sous des tentes ?

A défaut de réponses claires à ces questions, nous sommes fondés à penser que tout cela n’est qu’hypocrisie électoraliste et c’est la même chose pour les partis qui prônent la fermeture de frontières ou ceux qui, prudemment, se taisent pour ne pas faire fuir leur électorat.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:33

Trois ans que cela dure, de déclarations martiales en virages à 180 degrés, de menaces proférées par les lobbies territoriaux ou de retrait du gouvernement et, plusieurs lois plus tard on en arrive à se demander si on n’aurait pas mieux fait de rester à la situation antérieure et de mobiliser davantage le Parlement sur ce qui préoccupe vraiment les français, à savoir l’emploi au lieu de gaspiller le temps parlementaire sur ce qui est aujourd’hui une bouillie législative inopérante suite aux renoncements successifs du gouvernement.

Le flou a été toujours bien entretenu

On a commencé à mettre la charrue avant les bœufs, c’est-à-dire qu’on a parlé de réforme avant de définir ce qu’était une collectivité territoriale, d’où un malentendu permanent, déjà entretenu par le gouvernement précédent.

Comment est administré le Pays ? Voilà par quoi on aurait dû commencer et parler des compétences de l’Etat et celles dévolues aux collectivités territoriales, surtout depuis les lois Deferre votée à partir de 1982. Faites le test et demandez autour de vous qui fait quoi, qui administre quoi, qui décide pour tel ou tel investissement ou qui verse telle ou telle allocation et vous ne serez pas déçus si vous obtenez en moyenne 10 % de bonnes réponses. Le système est imbitable et n’a surtout pas été fait pour que le citoyen le comprenne, mais pour que les élus et les petits hommes gris des Ministères et des cabinets locaux le maîtrisent, et continuent de vivre grassement au frais du contribuable. Pourquoi en effet faire simple quand on peut faire compliqué ? Surtout quand ce sont les autres qui payent.

Dès le début, les choses n’ont pas été dites

Souvenez-vous les débats passionnés sur la « suppression des départements » sans que l’on sache de quoi on parlait : le département, subdivision administrative de l’Etat, chapeauté par le Préfet aux ordres du Gouvernement ou bien le département collectivité locale dirigé par une assemblée locale de conseillers généraux élus dans les cantons ? Beaucoup de citoyens ne savent sans doute toujours pas de quoi il s’agit et se sont enfermés dans l’abstention aux élections cantonales, et on les comprend.

Certains, qui croyaient avoir compris ont enfourché le cheval de bataille du complot européen visant à la suppression du département (lequel ?) et de ses cantons, « héritage de la révolution », en ignorant que c’était avant tout la collectivité territoriale qui était concernée et en se voilant la face sur l’obsolescence du canton en tant que subdivision territoriale, surtout en zone urbaine. Combat pathétique, combat dépassé, puisque ni le département « étatique », ni le département « collectivité territoriale » n’ont été touché par la réforme, si ce ne sont que quelques compétences en moins pour ce dernier et des cantons remodelés, pas pour prendre en compte la réalité des bassins de vie, mais simplement pour faciliter l’élection d’un couple homme/femme, signe incontestable de « modernité » à défaut d’efficacité.

Tout au long de ces trois années de débats (et plus si on ajoute l’ère Sarkozy), les lobbies ont été à la manœuvre et les élus n’ont pas été les moins actifs, étant entendu qu’ils votaient eux-mêmes les lois les concernant : un scandale !

Maintenant la communication gouvernementale va claironner que cette réforme est majeure , qu’elle est de nature à favoriser la relance, et autres âneries du mêmes type en évitant de s’attarder sur les promesses non tenues (la suppression des conseils généraux et les économies de 10 Milliards d’euros par an qu’elle devait apporter et la clarification des compétences).

Pour les Régions, c’est encore pire !

Le Parlement a voté en janvier 2015 une loi sur la diminution du nombre de régions et nous sommes beaucoup à nous être interrogé sur l’utilité de ce texte qui réunissait certaines régions et en laissait d’autres en l’Etat. Là également, les débats se sont attardé sur l’opportunité des nouvelles frontières régionales et surtout – chose essentielle pour la communication politique – sur la localisation des nouveaux sièges régionaux, chaque élu y allant de son petit couplet sur sa ville.

Là également, le débat a été tronqué, puisque cette loi a été votée avant même que les compétences futures des régions ne soient stabilisées, ce qui n’a été fait que le 16 juillet dernier par le vote de la loi sur la Nouvelle Organisation des Territoires de la République dans laquelle on constate qu’il n’y a pas grand-chose de nouveau sous le soleil des compétences régionales et surtout pas le transferts de celles du département qui n’aurait pas dû survivre à la réforme mais qui est toujours là, en coma dépassé, juste pour justifier « l’emploi » de plus de 4000 élus aux conseils départementaux et des cabinets et services de communication qui les entourent, à vos frais.

Il a fallu attendre la période estivale et la communication gouvernementale pour découvrir ce qu’il y avait vraiment derrière le nouveau découpage des régions, à savoir « la disparition de neuf postes de préfets de région », autant de directeurs généraux d’agences régionales de santé (ARS) et de 63 postes de directeurs régionaux des administrations de l'État, ainsi que leurs états-majors.

Dans chaque région fusionnée, il y aura l'an prochain un seul préfet de région, un seul recteur de région académique, un seul directeur général d'agence régionale de santé et un seul directeur régional pour chaque réseau ministériel », résume le compte-rendu du Conseil.

Un effort de mutualisation des « fonctions supports des administrations de l'État » devra également être conduit. Selon le gouvernement, la nouvelle organisation doit permettre de limiter la mobilité géographique des fonctionnaires territoriaux, qui ne devrait concerner que « de l'ordre de 1 000 agents sur les trois années de mise en œuvre de la réforme », sur un total de 27 000 agents de l'État en fonction dans les régions. 2 000 à 3 000 autres devraient voir leurs fonctions changer, tout en restant dans la même zone, a précisé un responsable du dossier ».

Voilà, c’est clair, ce texte voté concerne avant tout la rationalisation des moyens de l’Etat et surtout pas les collectivités territoriales régionales administrées par les élus. D’un côté, des économies en puissance pour l’Etat qui se désengage à nouveau des territoires et qui pourra dire qu’il remplit ses objectifs de réduction du déficit budgétaire et des impôts, et de l’autre côté des régions fusionnées qui vont devoir faire face à des nouvelles charges liées au regroupement des assemblées, à l’alignement des régimes indemnitaires des fonctionnaires territoriaux et à des frais de communication supplémentaires.

Le contribuable qui verse des impôts à l’Etat applaudira des deux mains, pendant que le contribuable local (mais c’est le même) qui verse des impôts et des taxes à la Région sera mécontent de payer davantage pour ce qui est, il faut bien le dire un marché de dupes.

Une fois de plus nous avons été pris pour des imbéciles.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 17:53

Souvenez-vous, c’était au début du quinquennat, il n’y a rien eu de plus urgent que de supprimer la loi votée par la majorité précédente sur les conseillers territoriaux et de rétablir la clause de compétence générale qui vient juste d’être supprimée pour les Régions et les départements : allez comprendre…

Et puis, il y a eu ces déclarations martiales sur la suppression des départements et les économies qu’on allait faire (10 milliards par an selon Vallini).

Et puis, et puis il y a eu cette loi sur le redécoupage des régions à laquelle personne n’a compris grand ’chose, cette autre loi sur les métropoles, une autre sur les fusions de communes (les communes nouvelles) et encore une autre sur le redécoupage des cantons et l’élection de binômes homme/femme dans ces nouveaux cantons et cerise sur le gâteau la loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République du 16 juillet dernier…

Tout cela aurait pu figurer dans un seul et même texte voté dans les deux premières années du quinquennat, mais c’eut été trop simple et surtout trop révolutionnaire, pas pour les citoyens, mais pour les élus.

Incohérence ? Non, clientélisme et lobbyisme politiques

Réformer un système en votant une loi qui supprime des avantages ou diminue le rôle des élus est une mission impossible.

A la manœuvre, on a donc trouvé d’un bout à l’autre de cette histoire lamentable les sénateurs, champions du clientélisme et qui achètent les voies de leurs grands électeurs à coup de subventions issues de la réserve parlementaire : de l’argent de vos impôts distribué en fonction de la stratégie des sénateurs et de leurs partis pour conserver leurs postes. N’allez pas imaginer que la droite est pire que la gauche ou le centre en ce domaine : ça fait partie de leurs gênes.

A la manœuvre également, le patron du lobby des départements dont l’un d’entre eux était prêt « à faire la grève de la faim si on supprimait les départements » et ce cher Radical (de gauche…) Baylet, prêt à remettre en cause la participation de son parti au gouvernement !

Sans oublier, bien évidemment l’association des Maires de France qui ne voulaient absolument pas de transferts des compétences des communes vers les intercommunalités, et sans oublier toutes les autres associations (petites communes rurales, communes de montagne, etc..) qui ont bien savonné la planche de la réforme, ni les fédérations des travaux publics, du bâtiment et autres associations professionnelles qui ne voient qu’avantages à l’émiettement des collectivités pour remplir leurs carnets de commandes.

Les élus, les partis politiques et les lobbies de toutes sortes ont donc gagné et le citoyen ne comprendra pas mieux le système et continuera de s’abstenir aux élections locales.

Rentrons un peu dans le détail…

Pour les Régions, quels changements ? Les fusions de certaines Régions entre elles vont entraîner des surcoûts puisqu’il va falloir louer ou construire de nouveaux locaux pour accueillir la totalité des élus des anciennes régions, sans compter les frais de déplacements des élus qui vont augmenter et du personnel qu’il va falloir pour faire fonctionner le système (dans les anciennes Régions on se contentera sans doute de recycler les personnels qui perdront leur travail en les affectant sur d’autres missions). Et puis que vont devenir les locaux des anciennes régions déchues ? En matière de communication, il faudra s’attendre aussi à quelques factures salées pour les nouveaux logos et les chartes graphiques, de même que pour la fusion des systèmes informatiques et autres joyeusetés.

En ce qui concerne les compétences des régions, pas de révolution induites par la dernière loi : un peu de développement économique, un peu de développement durable du territoire et les transports interurbains et scolaires transférés des départements.

Pour les départements, centrés sur la solidarité sociale et territoriale (rien de changé, donc), on a cherché à préserver un peu d’investissement en leur laissant les routes et les collèges pour que les conseillers territoriaux puissent figurer dans la presse locale lors des inaugurations. Rappelons l’incohérence qu’il y a à leur laisser les collèges alors que la Région qui gère les lycées aurait pu absorber cette compétence, sans compter que les départements qui abritent une métropole vont perdre certaines de leurs compétences restantes au profit de celle-ci. On a donc simplement habillé la réforme pour éviter que l’inutilité des départements ne saute trop aux yeux et maintenir une collectivité en soins palliatifs, uniquement pour que la corporation des élus ne perde 4000 de ses membres.

Pour les intercommunalités, le combat a été rude puisque le texte prévoyait initialement un plancher de 20000 habitants et le transfert de compétence en matière d’urbanisme des communes. Faute donc d’avoir des intercommunalités capables de gérer un territoire on continuera avec nos 36300 communes, dont 27400 de moins de 1000 habitants, condamnées à tendre la sébile auprès des autres collectivités et quémander un peu de la réserve parlementaire pour pouvoir acheter deux bacs à fleurs pour embellir la façade de la Mairie.

Restent la création de Métropoles, dont l’avenir nous dira ce qu’elles sont capables de faire et la loi sur les communes nouvelles (fusions) dont l’échec est déjà programmé (comme toutes celles qui allaient dans le sens de la diminution du nombre de communes depuis 40 ans), autant dire pas grand ‘chose que l’on puisse qualifier de réforme.

Pourquoi ce fiasco ?

Manque de volonté politique ? Certainement ! Poids des élus et des partis ? Sûrement ! Lobbying intensifs du monde économique ? Assurément !

Tout s’est passé comme si, devant la situation économique du Pays il était urgent de ne pas casser le jouet de tout ce beau monde pour que l’on continue à dépenser de l’argent dans les collectivités territoriales, voire en dépenser plus encore, pour des projets pas toujours utiles, dont l’entretien futur coûtera cher lui aussi et pour nourrir et entretenir des élus inutiles qui prendront ces décisions.

L’Etat qui avait diminué les dotations des collectivités (15 milliards sur 3 ans) s’apprête d’ailleurs à leur redonner de l’argent pour qu’elles investissent davantage.

Cher contribuables, attendez-vous donc à voir vos feuilles d’impôts grimper pour alimenter une économie artificielle dont le seul mérite actuel est de maintenir des emplois à deux ans des prochaines présidentielles.

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