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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 23:13

Cela fait quinze ans que nous avons inauguré ce front républicain et voté massivement pour Chirac face à Le Pen, avec le succès que l’on sait : le mandat de Chirac, pourtant plébiscité, fut calamiteux.

A chaque élection c’est désormais la même ritournelle : il faut faire barrage au FN, et à chaque élection, le Front National gagne des voix.

Le front républicain, la connivence au pouvoir

Aucun enseignement n’a été tiré et il est probable que la prochaine fois, devant l’incurie des politiques qui se partagent le pouvoir de manière alternative, le Front National arrivera à ses fins, c’est-à-dire aux affaires.

Les places sont bonnes et chacun veut sa part du pouvoir : entre les 36000 communes les 2000 intercommunalités, les 101 départements, les 13 régions, le Palais Bourbon et celui du Luxembourg avec leurs fauteuils confortables pour les députés et les sénateurs, elles sont nombreuses les opportunités de faire carrière, à condition simplement de ne pas vouloir renverser la table, de ne pas être pris la main dans le sac de la fraude fiscale ou bien dans celui des emplois d’assistants parlementaires pour sa femme ou ses enfants et de simplement faire allégeance au bon moment.

Pas de bruit, donc, garder les mains propres, au prix de concessions morales ou politiques. Voyez donc avec quel empressement tout ce beau monde s’empresse actuellement de rallier le quasi vainqueur de cette présidentielle afin de garder quelques miettes de pouvoir. Ils ne sont plus de gauche ni de droite, ils sont désormais les deux à la fois, nos Fregolis multicartes de la politique.

Ils n’oublient surtout pas de justifier leur ralliement au nom du combat contre le Front National, argument tellement plus beau que celui qui consiste à dire qu’ils veulent surtout encore pouvoir profiter des privilèges divers et variés liés à la fonction élective.

Le front républicain, une posture de fainéants

Que s’est-il passé depuis 2002 ? Qu’ont fait les partis dits de gouvernement pour endiguer la montée du Front National, à part, pour certains d’entre eux leur piquer leur idées extrêmes racistes et xénophobes ? Rien, ou pas grand-chose. Mous du genou sur la laïcité pour certains afin de préserver les votes communautaires dans leurs circonscriptions, politique du chiffre pour d’autres et comble du cynisme, proposition d’une loi sur la déchéance de nationalité. Avec ça, le FN est tranquille et il prospère.

Qu’ont-ils fait pour la France périphérique, celle qui voit chaque jour un peu plus partir ses services publics au nom d’une illusoire modernité liée au numérique. Qu’ont-ils fait pour les banlieues ghettos tellement pratiques pour éviter la mixité sociale dont ne veulent surtout pas leurs électeurs : rien ou pas grand-chose, juste le strict nécessaire en cas de tensions trop forte, c’est à dire envoyer les pandores pour remettre de l’ordre et un obscur sous-préfet pour promettre le déblocage d’une enveloppe. Le Front National prospère sur cette fainéantise politique, sur cette politique qui consiste à se boucher le nez ou bien à détourner le regard.  

Le front républicain, avatar de la politique libérale

Pas d’états d’âmes chez « les républicains », le libéralisme, c’est leur thématique préférée. Ce qui les freine un peu, ce sont les acquis du Conseil National de la Résistance, avec sa protection sociale ruineuse, maintenant que la bourse et les banques fixent les taux de rentabilité à atteindre, incompatibles avec cette politique de protection sociale.

Chez les socialistes, ça commence toujours bien : « mon ennemi, c’est la finance », ou bien « je renégocierai les traités européens » et ça se termine par des attaques contre le code du travail et l’allongement de la durée de cotisation pour prendre sa retraite ou bien encore par des dizaines de milliards donnés à fonds perdu aux patrons, qui n’ont jamais créé d’emplois, juste préservé quelques-uns. Et les quelques frondeurs qui se sont avisés d’être seulement fidèles à leurs engagements de 2012, l’ont payé chèrement.

Il faut juste se rappeler que le gouvernement ne gouverne plus, il enregistre simplement les désidératas des milieux financiers et économiques. Une fois que l’on a compris cela, on ne s’illusionne plus sur les avantages supposés de tel ou tel candidat ou parti pour diriger le pays.

Macron est le chaînon manquant de cette évolution

Ni de gauche, ni de droite, un programme qui préserve l’art de vivre de la FNSEA et de son agriculture intensive, une enveloppe de 50 Milliards d’euros pour relancer l’investissement, c’est-à-dire faire plaisir aux grands groupes de BTP, chouchouter les métropoles, fer de lance de l’économie (pour les zones rurales, il faudra attendre le ruissellement…)

Autre mesure phare, la suppression de la taxe d’habitation qui fait un tabac, mais qui devra être compensée par une hausse générale de la CSG : à tous les coups on perd, avec au passage une mise sous tutelle des communes qui verront disparaître la seule ressource fiscale sur laquelle ils avaient encore la main.

Du recyclage au sein d’un périmètre d’intervention constant, c’est-à-dire qui exclut les détenteurs du capital, les rentiers, les multinationales qui, d’un claquement de doigt décident de délocaliser leur production ou leurs profits, voilà ce que propose Macron et ce que Hollande a rêvé de faire : redistribuer les cartes entre les salariés, les commerçants et les PME en évitant de mécontenter le niveau au-dessus : le Médef veille mais il n’a plus rien à craindre avec Macron.

Les limites du front républicain

Le hic, c’est que dans cinq ans, on n’aura réglé ni le problème de l’emploi, ni celui de la pauvreté ni celui du communautarisme avec comme corollaire la poursuite de la montée du racisme et de la xénophobie.

On n’aura rien réglé des problèmes qui font que le FN continue de monter. On a juste trouvé un mec jeune, super sympa qui s’occupe juste de refaire la déco de la vitrine sans toucher au fonds de commerce vieillissant. Juste un sparadrap…

Il est de bon ton de vilipender Mélenchon qui a osé s’en remettre aux militants de son parti pour dire ce qu’ils devaient faire pour le second tour. C’est peut-être le seul homme politique digne de ce nom qui subsiste dans notre pays, le seul qui n’ait pas renié ses convictions pour un plat de lentilles.    

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 17:22

Présidentielles : procédons par élimination

Vous connaissez l’adage : au premier tour on choisit, au second, on élimine.

Et si on faisait l’inverse, c’est-à-dire éliminer dès le premier tour ?

Nous avons en effet suffisamment d’éléments afin de dépasser notre attirance profonde pour tel ou tel programme et juger principalement sur l’honnêteté de ceux qui les portent.

Finis le doux rêve socialiste, la fermeture des frontières ou bien encore la suppression massive de fonctionnaires, ne pensez plus programme mais morale : pourquoi des candidats corrompus, traînant des casseroles ou attendus de pied ferme par les juges seraient-ils dignes de vous représenter ?

Pourquoi penser ne serait-ce qu’un seul instant que ce ramassis de profiteurs pourrait tout à coup oublier ses propres intérêts pour enfin s’occuper de ceux du pays ?

Le mis en examen

Celui qui avait dit qu’il se retirerait s’il était mis en examen, et qui ne le fait pas, mérite t’il vos suffrages ? Assurément non !

Chaque jour amène son lot de révélation : de costumes de luxe payés par des « amis » en rémunération de femme et enfants sur des crédits publics pour des emplois pas encore avérés, en passant par des soupçons de faux et usage de faux et de rémunérations pour son entremise auprès de Poutine, rien ne nous aura été épargné du feuilleton dont on ne sait pas s’il est encore terminé.

Fillon s’inscrit ainsi dans la tradition du parti de droite (je ne dis pas Gaulliste – imagine-t-on le Général de gaulle mis en examen ?) connu pour avoir abrité de nombreux délinquants et protéger encore de nos jours les turpitudes des Dassault et autres Balkany.

Imagine-t-on Fillon Président de la République et de ce fait bénéficier d’une immunité pour au moins cinq ans ? La réponse est non !

Tout cela met en lumière les pratiques d’une caste politique pour laquelle la seule réponse valable aux questions légitimement posées sur son comportement est : « et alors ? »

La presque mise en examen

Le suspense est intolérable : Mme Le Pen est-elle une justiciable comme les autres ? Contrairement à Fillon, elle a choisi de jeter un voile pudique sur les affaires qui la concernent en étant dans le déni et en refusant d’obtempérer aux convocations de la puissance publique.

C’est bien évidemment le complot qui justifie tout. On lui en veut, on veut priver le peuple de sa victoire (un peu comme Fillon qui clame que le peuple est le seul juge). Un peu léger quand même quand on se veut la représentante et la garante des institutions du pays comme la police et la justice.

Mme Le Pen qui se bat bec et ongles contre les travailleurs étrangers a mis elle-même en place un système de travailleurs détachés (des collaborateurs payés par Bruxelles et travaillant au siège du FN). Un peu contradictoire, non ?

On lui reproche également de salarier un bon pote aux idées sulfureuses et extrêmes, qui est soupçonné entre autres d’avoir monté un dispositif de vente de kits de campagnes (très chers) aux candidats FN aux élections locales, remboursés par l’Etat et d’avoir sous-estimé son patrimoine immobilier.

Des broutilles tout cela pour ses partisans, qui seraient bien avisés tout de même de savoir pour qui ils vont voter et de se renseigner également sur les causes de la débandade des élus frontistes en Paca.

Les honnêtes, mais pas trop…

Je veux parler des socialistes, enfin ce qu’il en reste, qui cumulent les affaires depuis quelques années : Cahuzac, Thévenoud et, cerise sur le gâteau, Bruno Le Roux, le Thénardier moderne qui faisait bosser (?) ses filles aux frais du contribuable. Voilà pour la question de l’honnêteté de certains individus, ce qui ne devrait pas remettre en cause le parti lui-même si malheureusement il ne s’était pas assis sur ses promesses de campagne (comme beaucoup de partis, toutefois).

Oubliées les promesses du discours du Bourget, les belles envolées sur l’ennemi (la finance) et l’impérieuse nécessité de renégocier les traités européens.

Au lieu du programme annoncé, nous avons eu du Macron avant l’heure, avec en prime un débat indigne sur la déchéance de nationalité que n’aurait pas renié Mme Le Pen.

Le PS applique aujourd’hui la théorie des « faits alternatifs » chère à Trump qui consiste à nier les faits et à en proposer d’autres érigés en réalité nouvelle indiscutable.

C’est ainsi que les frondeurs (dont Hamon) sont présentés comme des parasites qui ont bloqué l’action gouvernementale pendant le quinquennat alors même qu’ils voulaient appliquer la ligne de 2012, les promesses sur lesquelles ils avaient été élus.

Comment faire confiance à ces hommes et ces femmes qui, sentant l’odeur de la gamelle, se rallient sans vergogne à Macron en se fichant allègrement de leurs électeurs ?

La bande des trois

Fillon, Le Pen, Macron, oui Macron l’hologramme de Hollande qui va continuer à appliquer la politique du mandat qui s’achève en plus libéral encore, et qui est en train de réussir son OPA sur le PS, ces trois-là sont à éviter, à éliminer dès le premier tour.

Que reste-t-il ?

Ne nous faisons pas d’illusions, les noyaux durs des tribus des « et alors » et des « On est chez nous » résisteront en s’assoyant sur la morale ainsi que les transfuges du PS qui se jettent dans les bras de Macron oubliant les « promesses de leur baptême » juste pour faire un autre mandat en attendant la prochaine trahison.

Il y a bien sûr les candidatures dites « de témoignages », celles dont on est certain qu’elles auront du mal à passer le premier tour et les 5 %, l’extrême gauche, par exemple, qui ne veut surtout pas du pouvoir mais veut promouvoir la lutte sociale ou bien encore les candidats du « c’était mieux avant » On peut donc se faire plaisir à peu de frais.

Bon, il y a aussi deux candidats de la « bande des cinq » dont je n’ai pas encore parlé : Hamon et Mélenchon.

Le premier est quasiment grillé par le discours de ses anciens camarades qui font tout pour lui savonner la planche, Valls le premier. Cela commence à se sentir dans les sondages qu’il n’a aucune chance et qu’il est même en train de se faire déborder sur sa gauche par Mélenchon qui cultive son indépendance et qui, lui, ne trimbale a priori aucune casserole.

Voilà, le choix est là pour les électeurs qui font de la morale en politique un principe incontournable : éliminer les corrompus et ceux qui n’ont pas tenu leurs promesses, se faire plaisir à peu de frais en votant pour un petit candidat, s’interroger sur un choix entre Hamon et Mélenchon ou bien s’abstenir.

Il est à craindre que le parti des abstentionnistes soit le gagnant du premier tour et que la malhonnêteté de certains candidats ou partis ne fassent pas le poids face à des convictions bien ancrées.

 

 

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:20

Depuis des semaines nous assistons à une quasi absence de débats sur les propositions des uns et des autres. Tout cela est occulté par les affaires de costumes, d’emplois fictifs (pardon, supposés fictifs), de détournements de fonfs et de sondages presque fiables mais qui seront sans doute contredits le soir du premier tour.

Rêvons un peu

Pas question de se livrer à une analyse exhaustive, ce serait trop long et puis comme tous les programmes, ils ont vocation à ne pas être respectés. Ils sont fait pour s’illusionner sur l’inaccessible monde meilleur et chacun trouvera une mesure qui lui conviendra dans chaque programme (ou presque), ce qui lui évitera de lire le reste.

Chacun pourra rêver, le temps d’une campagne, juste ce temps-là, avant de sombrer dans la désillusion, comme celles qui ont présidé aux deux derniers quinquennats. Les grandes envolées lyriques du Trocadéro ou du Bourget retentissent encore dans nos têtes, juste pour nous rappeler que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent et que le véritable pouvoir n’est ni à l’Elysée, ni au Parlement.

Mais soyez lucides tout de même

Le bon programme, c’est celui du CAC 40, des banques et des multinationales, avec leur PDG grassement rémunérés, tout étonnés qu’on puisse leur demander des comptes et qui soutiendront en coulisse le plus propre sur lui, celui qui ne touchera pas à leurs « avantages acquis » et qui au contraire leur donnera encore un peu plus d’espace pour la fameuse « théorie du ruissellement » sensée être le remède aux maux de l’époque.

Pour qu’une campagne électorale fonctionne bien, il faut beaucoup de candidats avec des « offres » plus clivantes les unes que les autres et par conséquent facilement qualifiables d’irréalistes et susceptibles de conduire le pays au chaos. Vous n’avez qu’à lire, regarder ou écouter les médias, ils vous diront lesquels sont les bons ou sont les mauvais. C’est d’autant plus facile qu’ils sont aux mains de propriétaires peu soupçonnables de gauchisme ou d’anarchisme.

Faites un effort : soyez réalistes…

Imaginez un instant qu’on vous laisse élire un candidat dont le programme consisterait à quitter l’Europe, à revenir aux sesterces comme monnaie et à refuser toute immigration, mais ce serait la fin du monde pour nous, les invisibles, qui tirons les ficelles économiques en coulisses. Impensable également de voir arriver au pouvoir une candidate qui dénonce les travailleurs détachés, mais qui utilise des salariés européens pour faire tourner sa petite entreprise en France.  

Imaginer (non là c’est pour rire) qu’on vous laisse élire des candidats qui interdiraient les licenciements, ou d’autres qui taxeraient nos dividendes, nos bénéfices et qui supprimeraient les aides, vous savez les 45 Milliards du pacte et du CICE qui n’ont créé que 100 000 emplois (on en rigole encore). Impensable !

Imaginez qu’on laisse mettre en place un revenu universel. Où irions-nous ? Plus de possibilité pour nous de maintenir la menace de licenciement pour la caissière ou le serveur de restaurant à temps partiel. Vous rendez vous compte : moins de pression sur le marché du travail, la hantise pour nous de voir baisser le chômage, la crainte de devoir payer plus cher nos esclaves pour qu’ils restent, qu’ils demandent des droits supplémentaires. Vous imaginez l’horreur ?

Une fois qu’on a dit ça, qui reste-t-il ?  

Il y a quelques candidats qui sont juste là pour « témoigner » et se gargariser de leur succès constant qui les fera arriver au pouvoir dans deux siècles. Ils ne sont là que pour légitimer à vos yeux la démocratie dans laquelle vous pensez encore vivre, juste pour vous faire croire que vous avez le choix.

Il y avait bien le candidat de la droite classique, mais il commence à sentir un peu le gaz depuis ses affaires d’emplois dans sa petite entreprise familiale payés par les contribuables et ses affaires de costards de luxe. Finalement, on s’est aperçu qu’il avait pris un peu trop de nos habitudes et que ses soutiens trop marqués à la droite de la droite, notamment dans les milieux cathos extrémistes auraient vite fait de faire ressembler la France à la Pologne

En marche !

A que voilà un beau programme, qui correspond exactement à ce que nous voulons : juste un peu transgressif. De la nouveauté enfin, une belle gueule et surtout un couple tellement atypique ! Ni de gauche, ni de droite, comme son mentor qui a été tellement transgressif avec son électorat de 2012, qu’il lui a été impossible de se représenter. Grillé, carbonisé, juste bon à soutenir en sous-main sa chose et en organisant les transferts de fin de saison vers la « nouveauté politique » de cette élection.

Il est des nôtres, un parcours impeccable qui lui aurait ouvert toutes les portes de nos petites entreprises, mais il a cédé à nos appels et accepté de prendre en mains le destin de notre beau pays, de ses belles banques et de nos entreprises merveilleuses. Belle abnégation, qui lui vaudra notre éternelle reconnaissance et une place assurée dans nos conseils d’administration une fois qu’il aura redressé le pays comme on lui demande.

On applaudit

On n’a pas tout lu de son programme, on lui fait confiance, on a juste relevé quelques perles, comme « alourdir les sanctions contre la fraude fiscale », ça ne mange pas de pain, surtout si on n’a pas les moyens de les appliquer parce qu’on aura supprimé des emplois publics.

Par contre, nous applaudissons à deux mains sa volonté d’amplifier la lutte contre la fraude aux prestations sociales : il ne faudrait pas sombrer dans l’assistanat, tout de même !

Ses couplets sur la démocratie rénovée et sa volonté de donner la parole au peuple sont juste là pour occuper le terrain : il ne faudrait tout de même pas abuser des bonnes choses !

Un plan d’investissement de 50 Milliards, c’est vrai qu’on aurait préféré le double, mais bon, il faut bien faire des concessions, surtout si on parle de stabiliser les déficits.

Open bar pour l’exonération de cotisations sociales sur les heures sup, scandaleusement supprimée, pour les agriculteurs qui empocheront 5 Milliards, sans contrepartie en matière de pollution, et pour le bâtiment avec la rénovation des logements mal isolés, la rénovation urbaine, la construction de 80000 logements pour les jeunes et la baisse de l’impôt sur les sociétés, le tout enveloppé dans de belles envolées semi christiques

Et, cerise sur le gâteau, la mesure phare du programme, celle qui fera voter Macron, en oubliant tout le reste : l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

Tout va bien dans le meilleur des mondes

Sauf que notre candidat, on le trouve un peu optimiste, et pour ne pas dire plus, béat, quant à sa capacité de réaliser son programme, Il y a bien quelques oublis, par exemple sur sa capacité à mobiliser les collectivités territoriales pour doper les transports collectifs, à leur faire avaler la pilule de la suppression des départements là où il existe des métropoles et à faire accepter que les communes dont la ressource principale est la taxe d’habitation retournent sous la tutelle financière de l’Etat, le tout en supprimant 75000 postes dans la fonction publique territoriale.

Pour lui, l’avenir de la France se joue autour d’une quinzaine de Métropoles, pour le reste du territoire, il faudra attendre le ruissellement.

Et l’augmentation de la CSG pour tout le monde, y compris les retraités, dont les régimes seront alignés (à la baisse cela va s’en dire)… mais ça, ils ne s’en apercevront qu’après, une fois qu’ils auront réalisé qu’une belle gueule ne suffit pas en politique.

Mais ce n’est pas très grave, ce sera toujours cinq ans de gagnés pour nous, ses fidèles soutiens et les électeurs feront comme d’habitude, ils s’estimeront trahis, mais dans cinq ans, nous aurons trouvés un autre hologramme et un nouveau repoussoir, les actuels étant carbonisés pour le futur.

Business as usual !

Votez bien ! On compte sur vous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

cyclerie Macron.

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 09:19

Présidentielles : la valse à trois temps

Les parrainages arrivent et le paysage s’éclaircit avec toutefois quelques surprises

Première surprise : le nombre de candidats souverainistes

Tous n’ont pas encore leur 500 signatures mais il n’est pas exclu que l’on retrouve 4 candidats prônant le retrait de l’Europe. Dans l’ordre, Il y a bien sûr Dupont Aignan, puis Le Pen et Asselineau, la surprise du chef pour cette présidentielle, et enfin Cheminade.

La possible qualification d’Asselineau surprend. Pour ses fans, elle est à mettre sur le compte d’une campagne très active des militants de l’UPR. D’autres observateurs font remarquer que le même candidat en 2012 n’avait recueilli que 17 parrainages et se posent des questions sur l’arrivée dans le paysage politique de ce candidat controversé.

Il est de notoriété publique que les grands partis pèsent fortement et exercent même un chantage sur les communes pour donner ou non leur signature. Sans aller plus loin dans cette hypothèse, on remarquera la forte proportion de Maires-délégués (17 %), aux pouvoirs limités, dans la liste des signataires du candidat Asselineau.

Cet émiettement de candidatures souverainistes aura certainement le même effet que la diversité des candidatures de gauche en 2002 qui avait vu Jospin éliminé dès le premier tour, avec cette fois ci une possible élimination dès le premier tour de Marine Le Pen dans une configuration de gauche qui n’est pas celle d’aujourd’hui.

Cerise sur le gâteau : le maintien de Fillon

Contre toute attente, Fillon a réussi son coup d’Etat à droite. Les portes ont claqué à LR et à l’UDI, mais mollement surtout chez les centristes qui, comme d’habitude, pour préserver leur petit fonds de commerce sont rentrés quasiment tous au bercail.

Fillon, le gagnant surprise de la primaire a tout verrouillé et les inimitiés entre les différents courants LR ont fait le reste. J’y suis, j’y reste, même mis en examen.

Il faut se rappeler, et cela n’a pas été suffisamment souligné par les commentateurs que l’électorat de la primaire pour Fillon était constitué entre-autres d’un fort contingent d’opposants au mariage pour tous, transfuges pour certains de l’extrême droite, qui se sont retrouvés au Trocadéro pour soutenir Fillon.

Prêts à tout, y compris à s’asseoir sur la morale (ce qui surprend), ils constituent une partie du noyau dur des soutiens au candidat LR, mais ils n’empêcheront pas une hémorragie d’électeurs habituels pour qui la morale est essentielle lorsqu’on veut représenter le peuple.

Résultat de cette recomposition, le candidat Fillon ne perce pas et sera selon toute vraisemblance, absent du second tour. Second effet, les ultra droitiers de « Sens commun » feront défaut à M. Le Pen. C’est pour cela (et aussi en raison des affaires) qu’elle n’est plus placée en tête des sondages au premier tour.

Et la gauche dans tout cela ?

Si les deux premiers temps de la valse sont désormais établis, le troisième reste inconnu.

En effet, comme pour les candidats souverainistes, il y a un émiettement, peut-être cependant plus limité puisque Poutou, le candidat NPA n’est pas certain d’arriver à se qualifier.

Il reste donc deux candidats, Hamon et Mélenchon, aux programmes très voisins qui vont se neutraliser et favoriser l’émiettement des voix de gauche (la clarification étant en route pour l’aile droite du PS qui rejoint jour après jour, Macron).

 

Voilà le paysage actuel, qui pourrait cependant nous valoir encore quelque surprises, par exemple en cas de ralliement trop importants de « socialistes » à Macron, un désistement de Hamon, se considérant de fait empêché et trahi par son parti, en faveur de Mélenchon.

L’hypothèse d’un duel Macron/Mélenchon, autrement dit droite/gauche, ne serait plus exclu, Le Pen et Fillon, n’étant pas qualifié pour le second tour.

A suivre…

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 09:53

 

C’est vrai qu’il n’a jamais été élu et ça commence à se voir qu’il n’y connait pas grand-chose en collectivités territoriales. Il est juste capable de nous parler comme un technocrate, ce qu’il est, sans connaître la réalité du terrain, ou bien alors juste pour enfumer l’électeur.

Les petites phrases de Macron

Il y a peu, il s’est lancé sur deux terrains glissants : la colonisation et le mariage pour tous. Aucune sincérité dans tout cela, juste l’envie de ratisser des voix un peu partout. Résultat : un tollé général dans les rangs des pieds noirs et une remise au point bienvenue de la part de Christiane Taubira. N’est pas politique qui veut et Macron a encore beaucoup de chose à apprendre. La stratégie choisie par le jeune homme politique entouré par une équipe de politiciens et de conseillers hors d’âge a consisté jusqu’à présent à ne pas dire grand-chose sur son futur programme et à draguer catégories après catégories d’électeurs avec plus ou moins de bonheur, mais il est vrai que le paysage politique français ressemble tellement à un désert que seule la pseudo-nouveauté peut aujourd’hui faire office de programme : la télé réalité s’invite dans les débats…

Les collectivités locales sur la sellette

Une fois de plus, Macron se laisse entraîner sur un terrain glissant : faire plaisir aux contribuables locaux en proposant de supprimer la taxe d’habitation pour 80% des contribuables et en proposant la suppression de 70 000 emplois dans la fonction publique territoriale.

C’est bien, c’est dans l’air du temps, « on paye trop d’impôts et il y a trop de fonctionnaires ». Macron nous propose donc du sous-Fillon, avec le dogme de la diminution de la dépense publique qui devrait se traduire mécaniquement par une baisse de la pression fiscale.

Sauf que, cela ne marche pas tout à fait comme ça et l’exemple de la LGV Tours Bordeaux dont l’exploitation a été concédée au privé (Vinci), se traduira dans les faits par le versement d’une redevance d’exploitation versée par la SNCF qui augmentera le prix du billet. Le passager du train sera le cocu de l’affaire.

En effet, la suppression des services publics, sensée diminuer la charge publique est toujours payée par le consommateur final qui engraissera au passage les actionnaires des groupes privés.

Les petites manipulations de Macron

La moindre des choses lorsqu’on prétend à devenir Président de la République, c’est de bosser un peu les principes qui régissent l’organisation des collectivités territoriales en France, sauf si l’on veut sciemment laisser l’électeur dans l’ignorance.

Depuis 1982, les collectivités locales s’administrent librement et l’Etat n’exerce plus de tutelle sur elles.

Cela signifie qu’elles peuvent recruter du personnel pour les besoins des administrations et services publics locaux sans avoir à demander à l’Etat, à partir du moment où les dépenses de ce personnel sont inscrites au budget local.

La libre administration trouve toutefois ses limites en matière financière puisque que c’est le Parlement qui décide de la fiscalité et qui verse par ailleurs des dotations aux collectivités locales qui sans cela n’auraient pas les moyens de vivre : une forme subtile de tutelle, donc. « Vous êtes libres, mais, moi, Etat, je tiens les cordons de la bourse ».

Mais comme la majorité des français n’y comprennent rien dans le mille-feuille territorial, la tentation sera forte de plébisciter cette promesse électorale.

La fonction de la promesse électorale est de faire rêver, de faire oublier une bourde précédente, ou des affaires judiciaires dans lesquelles sont impliqués des candidats, pas d’être mise en œuvre….

Concrètement, ces promesses sont-elles tenables ?

C’est non pour les 70 000 postes de fonctionnaires territoriaux dont le recrutement ou le remplacement relèvent du pouvoir du Maire ou du Président de la collectivité. On voit mal un élu être réélu après avoir supprimé massivement des emplois dans sa collectivité.

Pour la taxe d’habitation, sa suppression pour 80 % des contribuables locaux serait compensée par l’Etat, ce qui augmenterait de fait sa tutelle financière sur les communes et les intercommunalités bénéficiaires de cet impôt et donnerait un sérieux coup de canif à la décentralisation et à la libre administration de collectivités locales. Au passage, il faudrait bien financer cette perte de fiscalité locale et ce qui ne relèverait plus de l’impôt serait sans doute récupéré par le biais de la CSG : encore des cocus en perspective.

Les élus locaux sont bien évidemment vent debout contre cette réforme.

Macron, un réformateur ?

Les propositions de Macron relèvent de la même veine que celles promises par Hollande : beaucoup de vent pendant la campagne, mais une ardeur réformatrice sommes toutes très limitée et surtout le dogme complètement éculé,  mais toujours très présent, que plus on donnera de l’argent au privé, mieux cela marchera. Avec 6 Millions de chômeurs, on cherche en vain la réussite du modèle.

Sur les collectivités territoriales, Macron ne touchera rien, comme ses prédécesseurs : s’il est élu, il aura trop besoin des élus locaux et des parlementaires, dont la réélection repose sur ce subtil maillage local et le cumul de mandats.

Donc, l’histoire de la taxe d’habitation et de la diminution du nombre de fonctionnaires locaux, c’est du vent, juste pour exister pendant la campagne, comme Fillon avec ses propositions sécuritaires et ses envolées outrées sur la quasi guerre civile en France.

Macron et les autres : les mêmes discours !

Tant qu’on n’aura pas réformé sérieusement les collectivités locales, en supprimant un niveau (le Conseil Départemental, par exemple), on s’exposera à ce genre de débats foireux qui polluent les campagnes électorales.

A quand de vrais débats, dans lesquels les citoyens seront conviés pour parler de leur avenir local et du niveau de service public qu’ils souhaitent ?

Ces débats sont confisqués actuellement par les politicards de tous bords, y compris Macron, qui vivent bien sur le système, racontent n’importe quoi, et surtout gouvernent comme l’ancien temps en considérant le citoyen comme quantité négligeable.    

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 20:27

On peut se poser la question, car le vote par défaut, ou vote contre, prend de plus en plus la place du vote « pour », pour un véritable projet qui sera mis en oeuvre. C’est ainsi, car la crédibilité des hommes et femmes politiques s’effondre de jour en jour, incapables qu’ils sont de mettre en œuvre leurs promesses de campagnes ou qui le seront pour ceux qui ambitionnent de conquérir le pouvoir.

A quoi servent les programmes des candidats ?

A faire rêver, c’est leur fonction première, mais passer du rêve à la réalité, c’est-à-dire mettre en œuvre le programme, est beaucoup plus difficile.

Les français aiment rêver, mais ils sont de moins en moins dupes. Il faut dire qu’ils ont été largement échaudés lors des deux précédents quinquennats et on se souvient notamment de la tirade du Bourget « mon ennemi c’est la finance » et « je renégocierai les traités européens », deux totems intouchables, car s’attaquer de front au monde de la finance ou bien à Mme Merkel relève de la plus haute fantaisie.

Bon, il faut bien faire rêver, après on verra ce qu’on peut faire, et on a vu.

Ce ne sont plus les parlements ou les exécutifs qui dirigent les pays mais bien les nébuleuses économiques et financières qui disposent du vrai pouvoir, celui de faire de « l’optimisation fiscale » de retirer un fonds de pension en claquant des doigts ou bien de délocaliser une activité vers des cieux socialement plus cléments.

Les politiques ont beau s’agiter à chaque scrutin, à promettre monts et merveilles, rien n’y fera et le futur locataire de l’Elysée sera, comme ses prédécesseurs, condamné à colmater les fuites en rognant çà et là sur le modèle social français pour faire plaisir aux dirigeants occultes.

Il n’y a pas un, mais plusieurs programmes par candidat

C’est une évidence dans les partis dont la désignation se fait par une primaire. Pour être élu à la primaire, il ne faut pas vendre de l’eau tiède et se démarquer nettement des autres candidats. Juppé et Valls en ont fait les frais. Les électeurs des primaires ont voulu majoritairement rêver et voter pour un candidat aux fortes convictions en passant outre les éléments forts du programme. Ils voulaient un chef, ils l’ont eu.

Le second programme, c’est celui que les candidats désignés à la primaire sont en train de décliner et oh, surprise, les éléments forts se retrouvent comme par magie, édulcorés. C’est bien sûr le cas du programme « santé » de Fillon et du revenu universel de Hamon qui ont laissé la place à d’autres thèmes propres à « rassembler » et donc à déjà accepter les renoncements.

C’est la rançon du système des primaires dans lequel une fois élu, on doit rassembler et surtout ne pas marginaliser les perdants et s’assurer de leur soutien pendant la campagne. Il faut ratisser large pour pouvoir éventuellement aller au second tour de la présidentielle.

Le troisième programme, enfin, c’est celui que le Président élu mettra en place et là, on est certain de ne pas retrouver grand-chose des promesses de campagne. Les parlementaires qui soutiendront le Président élu seront passés par là ainsi que tous les lobbies qui s’agitent dans les couloirs des assemblées. Les lobbies ne sont pas élus, mais ils représentent les intérêts de leurs mandants, c’est-à-dire les intérêts économiques et financiers qui font la pluie et le beau temps et se moquent du vote des électeurs pourvu que leurs intérêts soient garantis.

C’est donc le troisième tour, qui n’a rien de démocratique et qui s’assoit sur le vote des français.

Que faut-il donc faire pour espérer exercer un semblant de pouvoir ?

Pour les candidats sortis de primaires, le processus est déjà bien décrit : promettre beaucoup et réaliser peu.

Pour les autres candidats soit autoproclamés, soit à la carrure de chef incontesté dans leur parti, on passe directement au second programme, avec moins de chemin à parcourir des promesses aux renoncements, une fois élu.

Pour gagner cette élection, Macron, a choisi de ne pas trop parler dans le détail de son programme, ce qui évite de trop parler du chiffrage et de faire une campagne de télévangéliste propre à attirer les électeurs en souffrance et en promettant des jours meilleurs. Il a également choisi le ralliement de Bayrou et de de Rugy : l’alliance du vide, du virtuel et du rien, en quelque sorte. Pas de quoi faire une politique. Pas sûr sûr que dans le secret de l’isoloir les groupies actuelles de Macron concrétisent leur enthousiasme en vote.

Mélenchon qui fait son dernier tour de piste a choisi la formule « du passé faisons table rase ». Pas sûr que s’il était élu, il puisse éviter un avenir à la Tsypras fait de renoncements et de tutelle financière.

Pour Le Pen, le fonds de commerce c’est « on est chez nous » qui se décline en fermeture des frontières, de rejet de l’autre, et de sortie de l’UE, une politique mise en œuvre partiellement dans les mairies détenues par le FN et qui ne donne pas de résultats faramineux. Le clash est assuré avec les entreprises françaises qui seront pénalisées à l’exportation.

Pourquoi voter ?

Y a-t-il un seul candidat qui pourrait tenir ce qu’il promet ? La réponse est non et élire un candidat qui ne promet rien serait pire.

Il y a également la tentation de voter pour des candidats aux mains pas toujours très propres. C’est le cas de Fillon avec sa « collaboratrice parlementaire » fantôme et sans doute celui de Le Pen avec son garde du corps et sa chef de cabinet payés par L’Union Européenne. Les groupies de ces deux camps qui mettent la conquête du pouvoir avant la morale ne devront pas s’offusquer d’avoir été trahis, ils l’auront bien cherché.

Alors, pourquoi voter ?      

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 08:52

La réponse est non, bien entendu, d’ailleurs, tous les efforts en ce sens sont désormais vains, compte tenu de l’effondrement du candidat dans les enquêtes d’opinion. On est désormais dans l’acharnement thérapeutique et son parti qui le soutien du bout des lèvres va devoir ouvrir les yeux rapidement et changer d’attelage rapidement.

La fuite en avant de Fillon

Sa défense sonne faux, ses propos sont creux et sa campagne est inaudible. On prête beaucoup de vertus aux Français et à leur capacité d’oubli, mais là, les turpitudes de sa petite entreprise familiale dévoilées dans le Canard Enchaîné ont provoqué une fracture d’autant plus grande qu’il se prévalait de valeurs éthiques et d’un certain courage politique.

Après une sidération de quelques jours, le candidat s’est donc attelé à la reconquête, mais d’une manière tellement maladroite que personne n’y a vraiment cru, y compris dans son parti.

Si la reconquête des citoyens a échoué (ils savent que l’aspect légal dont se prévaut Fillon pour se protéger n’est rien à côté du côté moral et sur ce dernier point il y a beaucoup à dire), la reconquête du parti a été plus facile.

La stratégie de Fillon devant le parti

Une dose de mea culpa devant les caciques LR, une dose de stratégie (de toutes les façons, il ne peut y avoir de plan B, compte tenu que les couteaux sont de sorties entre les différentes tendances) et une dose de chantage au recours si le Conseil National du Parti s’avisait de désigner un autre candidat, et hop, le tour est joué et tous les députés LR qui cherchent désormais à se faire réélire en juin à défaut d’obtenir une majorité à l’Assemblée se retrouvent tous avec le petit doigt sur la couture du pantalon.

Ce calcul de la part des députés LR est-il viable ? Non, c’est simplement de la réflexion à court terme, un réflexe moutonnier qui ne devrait pas durer longtemps, surtout si la cote de popularité de leur champion continue de baisser dans les jours à venir.

La pauvre défense de Fillon

Incapable apparemment d’apporter des justifications convaincantes aux enquêteurs s’agissant des emplois de sa femme et de ses enfants, Fillon a choisi la voie des arguments juridiques pour clore cet épisode, mais personne n’est dupe et les juristes ont coutume de dire que les arguments juridiques, les appels à répétition, les demandes de dessaisissement,… sont utilisés lorsque la cause est désespérée (cf Sarkozy qui fait actuellement appel de son renvoi en procès).

Ses avocats estiment que le député Fillon ne serait pas concerné par l’incrimination de détournement de fonds publics et que le Parquet National Financier ne serait pas compétent puisque le statut de député confèrerait à l’intéressé une quasi immunité. A cet effet, les avocats de Fillon invoquent que l’enquête va à l’encontre de la séparation des pouvoirs (judiciaires et législatif) et qu’elle constitue une grave ingérence. Par ailleurs ils évoquent le fait que la mise en cause doit être au préalable acceptée par le bureau de l’Assemblée. Enfin, ils évoquent la violation du secret de l’instruction.

On peut tout de même indiquer que l’enquête dont fait l’objet Fillon ne relève pas directement a priori de son rôle de législateur, mais de son statut d’employeur privé.

L’impasse

Il y a un point sur lequel les groupies (consentantes ou non) de Fillon feraient tout de même bien de réfléchir, à savoir que Pénélope Fillon est également concernée par l’infraction de détournement de fonds publics et qu’elle ne bénéficiera en aucun cas des arguments développés pour la défense de son mari.

Pourrait-on dire, en paraphrasant M. Fillon lui-même (peut-on imaginer le Général de Gaulle mis en examen), peut-on imaginer un Président de la République en exercice dont l’épouse serait mise en examen ?

A défaut d’être cocasse, cette situation serait fortement préjudiciable au pays et la France serait la risée de la terre entière.

M. Fillon et les députés LR sont donc dans une impasse qui fera voler en éclat le parti et ils cherchent juste à faire la part du feu, à savoir conserver leurs acquis en nombre de députés.

En voulant ressouder son camp (en exerçant un chantage interne), Fillon ne rend pas service à son parti et offre une voie royale à des candidats aux projets trop ou pas assez précis.

M. Fillon serait bien inspiré de renoncer maintenant de se retirer dans ses terres et de rechercher, plutôt que la cohésion de son parti et ses intérêts à court terme, la cohésion de sa famille, mise à mal au cours de cet épisode peu glorieux que nous venons de vivre.  

 

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 22:53

Sans rien apporter de bien nouveau sur le fond de l’affaire, François Fillon aura trouvé la martingale  justifiant son maintien comme candidat de la droite et du centre et donné l’orientation de sa défense.

C’est moi ou le chaos

Voilà la ligne retenue par le candidat et sur ce point on peut lui concéder le fait d’avoir tué les débats sur son éventuel remplacement en s’appuyant sur la légitimité du vote des électeurs à la primaire. Il nous joue donc la petite musique de la rencontre d’un homme et du peuple en se positionnant en dehors du parti.

Cela veut dire qu’il renvoie dans les cordes toute contestation venue de l’intérieur du parti et dit gentiment aux jeunes loups dont les dents rayent le parquet et qui se posaient déjà en recours que leur tour n’est pas encore venu.

La stratégie du Titanic

Pari possible ? On verra si cette posture martiale mâtinée de contrition aura des effets dans l’opinion publique. Sur les électeurs de droite, peut-être, sur ceux du centre, c’est moins sûr et la fuite vers des candidats comme Le Pen ou Macron est sans doute actée pour certains d’entre eux.

Ce qui est certain, c’est que la campagne de la droite et du centre a du plomb dans l’aile et que l’espoir d’être au second tour, puis en position de gagner l’élection présidentielle s’est singulièrement éloignée pour François Fillon.

Le capitaine pris dans la tourmente prend ses responsabilités dans la tempête mais n’empêchera sans doute pas le navire LR de sombrer.

L’organisation de son immunité

La pratique des emplois d’assistants parlementaires choisis parmi les membres de sa famille ainsi que la question de la légitimité du parquet national financier auront tenu pas mal de place dans cette conférence de presse bien verrouillée.

Sur le premier point on aura surtout entendu que « c’est légal », même si la question de la moralité de la pratique aura amené le candidat à un acte de contrition public, ce qui est bien le moins pour quelqu’un qui se revendique « Gaulliste et catholique ». Pas question pour autant de rembourser, puisque c’était légal. Sur la question des montants versés tant à son épouse qu’à ses enfants, F. Fillon aura surtout cherché à minimiser les montants en parlant de salaires nets en oubliant que les contribuables ont payés les salaires bruts, ce qui justifie le montant de 1 Million d’euros publié dans la presse.

Enfin, on s’étonnera tout de même du niveau des salaires attribués par M. Fillon, employeur, à des membres de sa famille quand on sait que le salaire des avocats débutants travaillant en cabinets dépasse rarement 1500 euros nets.

Second aspect, le parquet national financier ne serait pas compétent au nom de la séparation des pouvoirs, le judiciaire ne pouvant intervenir le législatif. C’est aller un peu vite en besogne dans la mesure où les faits incriminés n’ont rien à voir avec le député, celui qui élabore les lois et contrôle le gouvernement et l’employeur privé Fillon qui contractualise avec ses assistants parlementaires.

Il s’agit donc d’un coup de pression sur les magistrats et les enquêteurs pour leur dire que la défense allait se saisir de tous les prétextes pour ralentir l’enquête jusqu’à sans doute que le délai soit dépassé pour une mise en examen qui interférerait avec l’élection présidentielle. En clair, Fillon joue la montre.

Les tâches dévolues à ses « assistants »

On reste pantois quand on mesure l’écart existant entre les missions de représentation locale (réception et transmission des courriers ou des CV, représentation à des manifestations locales pour son épouse ou constitution de bases de données pour ses enfants) et les salaires versés.

On devient davantage perplexe lorsque l’on sait que le contrat passé avec le successeur de Fillon dans sa circonscription aboutissait à un salaire consommant la quasi intégralité de l’enveloppe attribuée au député.

Enfin c’est la circonspection qui prévaut lorsque l’on sait que le parlementaire Fillon a mis fin au contrat de son épouse un mois avant l’application de la loi sur la transparence obligeant à la publication du nom des assistants.

 

Tout cela, ajouté à la théorie du complot à la critique violente des médias, fait que François Fillon est aujourd’hui un candidat plombé, mais indispensable, face au vide sidéral laissé par la primaire de droite. Il représente également cette gérontocratie politique qui fait la pluie et le beau temps parlementaire depuis plus de 30 ans et qui s’étonne qu’on puisse lui reprocher de se goinfrer au frais des contribuables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 07:08

Ce que nous apprend l’affaire Fillon

Tout est légal récitent en chœur les parlementaires et les partis ! Une enveloppe financière destinée à payer les collaborateurs des députés et sénateurs est mis à la disposition de ceux-ci charge à eux de donner les noms de ces collaborateurs afin qu’ils soient payés par les services des assemblées.

Pour le reste, la nature du travail, les conditions et le lieu d’exercice des missions confiées relèvent de la discrétion du parlementaire qui signe le contrat de travail.

Tout va pour le mieux, donc

Jusque-là tout va bien effectivement sauf que l’on découvre que le système permet la création de véritables petites entreprise familiales, ce qui n’est pas interdit, mais qui sur le plan moral pose tout de même problème.

On découvre également dans l’affaire Fillon un très gros soupçon de travail fictif puisque l’intéressé elle-même (son épouse) déclare qu’elle n’a jamais été l’assistante de son député de mari (autrement dit nous serions dans un cas de détournement de fonds publics).

Juridiquement, c’est permis, encore faut-il préciser que ce sont en l’occurrence les parlementaires eux-mêmes qui votent les lois et les règlements qui leur permettent, au travers des mandats qu’ils détiennent du suffrage universel, de se livrer à ces acrobaties qu’ils sont les premiers à dénoncer lorsqu’ils parlent des pseudos errements des bénéficiaires de l’aide sociale publique et pour des sommes et des durées bien moindres.

Et ces bonnes âmes de brandir l’argument de la séparation des pouvoirs pour refuser toute intervention du pouvoir judiciaire dans ces montages que dans le privé l’on qualifierait sans doute d’abus de bien social : c’est légal, enfoncez-vous bien ça dans le crâne et circulez, il n’y a rien à voir.

On baigne dans la légalité

Parlons également du régime de retraite très spécial des parlementaires qui leur permet de toucher l’équivalent d’un SMIC après un seul mandat de six ans. Les smicards apprécieront.

Parlons aussi de l’indemnité représentative de frais qui s’ajoute à l’indemnité de parlementaire et de l’enveloppe pour les collaborateurs et qui a pu servir (ou sert encore) à rembourser les emprunts contractés par le parlementaire pour l’achat d’une permanence dans la circonscription et permet donc à terme la constitution d’un patrimoine privé avec de l’argent du contribuable.

Citons également une pratique bien répandue par le passé, (et qui touche à sa fin par la mise en place du non cumul de certains mandats) qui consistait à faire rémunérer par les impôts locaux des postes d’assistants ou collaborateurs qui géraient de fait le lien entre le conseil général ou la Mairie et le Parlement et qui s’ajoutaient aux collaborateurs parlementaires. On comprend pourquoi les réformes visant à supprimer une ou plusieurs couches du mille-feuille territorial n’a pas beaucoup d’écho auprès des députés et sénateurs.

Légal également, la mise en place d’un homme de paille à la Mairie de Nice destiné à contourner les textes concernant le non-cumul des mandats de M. Estrosi entre la ville et la présidence de la Région.

Légale enfin l’immunité parlementaire (qui ne peut être levée que par les bureaux des assemblées) et qui permet à certains parlementaires de continuer à siéger des années (et de se faire réélire) bien qu’ils soient mis en examen. Sur ce point on peut tout de même reconnaître qu’un mis en examen est présumé innocent mais pour le moins le parlementaire dans ce cas devrait céder son poste à son suppléant jusqu’au jugement définitif. Cela permettrait sans doute de limiter les procédures destinées à freiner la justice et éviterait les cas Balkany ou encore Dassault, ce dernier venant d’être lourdement condamné en première instance.

Saluons tout de même la mise en place du parquet financier qui a permis de juger rapidement l’affaire Cahuzac du non de ce ministre des finances, fraudeur fiscal (un comble) et citons la fameuse « phobie administrative » de M. Thévenoud, député socialiste.

Les dérives du système

Tout est légal, donc, mais on se rend compte que le statut particulier des élus pose tout de même question par rapport au droit commun applicable aux citoyens.

Ce statut, très avantageux, emporte le non renouvellement de la classe politique puisque le nombre des mandats de parlementaires n’est pas limité dans le temps. Ainsi, voit-on des élus qui n’ont aucune connaissance de la vie vécue par leurs concitoyens et qui trouvent logique leur statut privilégié.

Comment voter des lois qui s’appliquent aux autres lorsque soi-même on est à part ?

La durée de vie politique qui ne s’arrête pas à l’âge de 62 ans emporte également une très grande perméabilité aux souhaits et parfois exigences des lobbies qui assiègent les assemblées, contre l’intérêt général. Il n’est pas rare que des amendements préparés par le Medef, les institutions bancaires, les fabricants de cigarettes, les alcooliers, les chasseurs ou les professions médicales soient lus in extenso dans les hémicycles et dénaturent au final l’esprit des projets de lois.

Il est donc clair que la non limitation des mandats dans le temps a un impact certain sur la production parlementaire. Un plus grand renouvellement des assemblées limiterait de fait cette mainmise des lobbies sur le contenu des lois votées.

S’agissant de la vie démocratique, la non limitation du nombre de mandats a également des effets néfastes puisqu’elle se traduit par des promesses de campagne démagogiques destinées simplement à se faire élire. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

L’affaire Fillon est révélatrice mais c’est également une catastrophe pour le système

Même les candidats « hors système » s’insèreront un jour ou l’autre dans ce système et ses dérives. La pratique des « assistants parlementaires » payés par une institution mais n’effectuant pas leur missions au sein des assemblées qui les rémunèrent (par exemple les assistants du FN payés par le Parlement européen) montre bien qu’il est difficile de ne pas mettre les doigts dans le pot de confiture.

Aujourd’hui, on commence, dans le parti de M. Fillon, à parler d’accident industriel, d’élimination dès le premier tour. Les électeurs sont sidérés par cet homme réputé droit, gaulliste et catholique, comme il l’affirme lui-même, sombrer en s’abritant derrière des arguments de défense « légaux » alors que les électeurs ne parlent que de morale bafouée.

L’accident industriel, ce sont également les députés LR qui se voyaient déjà emportés jusqu’à l’Assemblée par une vague de droite et qui commencent à s’inquiéter pour leur rente.

Enfin, à qui profite l’affaire ? Sur ce point nous sommes déjà certains que le FN qui surfe sur le « tous pourris » engrangera des dividendes et que le petit nouveau Macron, ni de gauche ni de droite, si beau, si jeune, au charisme certain dans les meetings mais au programme vide attirera également des déçus de Fillon.

Pas sûr que la démocratie sorte grandie de cet épisode putride. Un jour, sans doute, nous nous reprocherons à nous même d’avoir laissé faire, d’avoir fait trop confiance à une classe politique hors sol et d’avoir confondu politique et téléréalité.

 

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 17:01

A peine les urnes de la primaire de « la belle alliance » rangées, le mercato d’hiver a commencé au PS et au PRG. C’est à qui fera la courbette la plus prononcée devant le nouveau gourou de la politique : je veux parler de M. Macron.

Pourquoi cet engouement soudain ?

Ce n’est pourtant pas le projet de l’ex ministre de l’économie qui peut attirer, il n’existe pas, tout juste de grandes envolées lyriques sur des estrades avec un enfilage de lieux communs en enjoignant à ses adeptes en transes de se mettre « en marche ». Presque un message biblique, destiné à masquer le vide du propos.

L’ex Ministre qualifié de traître il y a quelques mois se trouve désormais assailli de propositions de transfuges prêts à vendre leur honneur pour un plat de lentilles, à savoir une investiture pour les prochaines législatives.

C’est vrai que l’extrême pragmatisme dont se réclament certains « socialistes » ressemble plus aux rats quittant le navire qu’à une décision construite. Oubliées les utopies, place au pragmatisme, celui qui fait regarder la société avec les lunettes fournies par le Medef.

Le « droit de retrait » socialiste

Un groupe de capitulards s’est même formé au Parlement qui veut se prévaloir du « droit de retrait » dont on ne savait pas qu’il puisse s’appliquer aux élus de la République

Ce sont en effet les salariés qui disposent d'un droit d'alerte et de retrait dans toute situation de travail où il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé.

L’utilisation de ce droit par des élus de la République est une honte, de la part d’individus qui ne connaissent pas ou peu le monde du travail, qui l’ignorent et le méprisent, mais il est vrai qu’ils sont nés le lendemain de la honte comme on dit chez moi.

Il est où le danger grave et imminent ?

Quand il utilise son droit de retrait, le salarié doit alerter sans délai son employeur du danger, c’est-à-dire qu’en toute logique, les électeurs qui sont les employeurs des élus, devraient être mis au courant de cette situation de pré catastrophe qui menace le pays.

A priori, c’est donc la victoire de Benoit Hamon qui provoque ce phénomène de fuite vers des horizons plus cléments, c’est-à-dire dans le pays des bisounours proposé par Macron où il ne se passe rien et où on est assuré que l’ennemi ce ne sera toujours pas la finance.

Ce mouvement de renoncement permanent auquel nous étions déjà habitués depuis le début du quinquennat de Hollande serait donc l’alpha et l’oméga de toute politique française dont l’axe tendrait à se déplacer régulièrement vers la droite, tant et si bien que celle-ci drague désormais sur les terres du FN pour se démarquer.

Elle est où l’idée de parti politique ?

A droite où les traîtres et les coups de poignard dans le dos sont légions, on fait contre mauvaise fortune bon cœur et on se rallie comme un seul homme au vainqueur dès le soir de la primaire, ce qui donne parfois des photos et des propos cocasses, mais c’est la règle.

A gauche, on excipe d’un « droit de retrait » à défaut de se prévaloir d’une clause de confiance ce qui aurait eu davantage de panache et on s’apprête à rejoindre le traître d’hier devenu le nouveau messie, pas par conviction, non, mais pour pouvoir poursuivre sans difficultés une carrière politique bien entamée ou très prometteuse riche d’indemnités et de frais de représentation et d’enveloppes financières pour les collaborateurs d’élus.

Les convictions s’émoussent et les compromis avec le monde de la finance et celui du CAC 40 deviennent petit à petit des compromissions.

Les électeurs pris pour des imbéciles

Nous pensions benoitement que la règle qui prévalait dans les partis politiques était celle de la majorité. On ne peut pas dire que le résultat de la primaire, à presque 60/40 était serré et la légitimité de Hamon avec une progression du nombre de votants au second tour n’est pas discutable.

En acceptant ces primaires les signataires de la « belle alliance » s’étaient engagés à respecter les résultats (surtout sans doute si c’était Valls le gagnant). Ne pas reconnaître la légitimité de Hamon, c’est comme cracher à la figure des électeurs. Où sont-ils les chantres du suffrage universel, de la consultation citoyenne, du participatif et j’en passe et des meilleures ? Oubliés les grands principes. Les électeurs se sont trompés et ils ne sont pas dignes d’être représentés par nous les élus « responsables ».

Courrez-vite chez Macron !

Précipitez-vous donc bonnes gens élus ! Habillez-vous d’une chemise de nuit et de sandales. Portez une corde au cou et les clés du socialisme ancien dont les serrures sont définitivement grippées et allez-vous prosterner et faire pénitence devant votre nouveau maître Big Macron qui consentira peut être à épargner certains d’entre vous de la retraite définitive de la vie politique avec le sentiment de n’être plus rien, mais il est vrai que vous possédez déjà une réelle expérience en ce domaine avec vos traitrises et renoncements récurrents.

Et surtout, ne venez pas vous plaindre lorsque vos anciens électeurs vous cracheront à la figure dans la rue.  

 

 

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